/news/society

Une gestion de crise critiquée

TVA Nouvelles

Des visiteurs sont inquiets parce qu'une bactérie multirésistante est présente dans les huit unités du pavillon central de l'hôpital du Sacré-Coeur.

Un médecin a d’ailleurs mentionné sous le couvert de l’anonymat que la situation est suivie de près, mais «on attend une déclaration de l’hôpital».

TVA Nouvelles apprenait que les unités centrales de l’hôpital sont infectées et que quatre patients aient été touchés par cette bactérie résistante à plusieurs antibiotiques.

Une note de service précise également que des mesures pourraient être prises à l’endroit des employés qui ne respecteraient pas les mesures d’hygiène.

 «L’hôpital a une obligation de sécurité et il faut prendre tous les moyens et qu’ils soient appliqués vigoureusement pour éviter la propagation. Il sera intéressant de voir quand les premiers ont été contractés et quand on a commencé à prendre des précautions. Lorsque ces bactéries se propagent, il faut parler de négligence. Il faut informer tous ceux qui ont été en contact avec ces personnes», prévient l’avocat spécialiste en  droit médical Jean-Pierre Ménard.

Malgré les nombreuses demandes d’entrevues, la direction du CIUSS du Nord-de-l'île-de-Montréal et la direction de la Santé publique ne veulent pas commenter le dossier.

 

4000 morts au Québec par année

Cette situation rappelle de mauvais souvenirs à Stéphane Roy. Sa mère âgée de 59 ans est morte à l'Hôpital du Sacré-Coeur en 2004 victime du C. difficile.

«4000 morts minimum par année au Québec et le gouvernement fait quoi? Monsieur Barrette, vous faites quoi? Rien. On vous parle de la bactérie C. difficile», martèle l'acteur et metteur en scène.

Il a fait des pieds et des mains pour sensibiliser le public avec des vidéos. Il a réuni des experts médicaux pour forcer le gouvernement à prendre des mesures plus sévères pour faire diminuer le nombre d'infections nosocomiales.

 «Il y a plein de choses qu'il pourrait faire. On parle de salubrité, sortir en uniforme, les infirmières qui sortent en uniforme dans la rue... C'est grave! On ne voit pas ça dans d'autres pays», poursuit-il.

Chaque patient infecté coûterait entre 15 000 et 18 000 dollars en soins additionnels.

Il y a deux ans, TVA Nouvelles dévoilait une étude effectuée par des chercheurs de l'UQAM à la demande du Syndicat canadien de la fonction publique. Plus de la moitié des préposés à l'hygiène et à la salubrité de huit établissements de santé du Québec disaient manquer de temps pour prendre toutes les précautions afin de combattre ces puissantes bactéries.

Selon la CSN, à l'hôpital du Sacré-Coeur, le manque de ressources en salubrité est flagrant. Il y a un préposé de moins par unité et un manque d'informations.

 

 

 

Dans la même catégorie