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La mine Arnaud pourrait coûter 100 millions $ de moins

Le coût initial du projet de Mine Arnaud à Sept-Îles pourrait passer de 850M$ à 750M$, grâce à l’achat par Québec d’installations minières à la Pointe-Noire.

Mine Arnaud espère le prouver avec des études au courant des prochaines semaines, en vue de séduire de potentiels investisseurs, dont trois avec qui elle est toujours à la table des discussions.

Mine Arnaud souhaite produire 1,3 million de tonnes de concentré d'apatite par année pendant plus de 30 ans pour la fabrication de fertilisants agricoles. La construction de la mine créerait 1000 emplois alors qu’il y aurait 350 travailleurs pendant son opération. Le projet est controversé puisqu’il s’agirait d’une mine à ciel ouvert située à une dizaine de kilomètres du centre-ville de Sept-Îles.

Québec a autorisé le projet il y a plus d’un an, mais le financement de 850M$ tarde toujours à être bouclé. Or, l’achat récent des actifs de la minière Cliffs Natural Resources à Pointe-Noire et du chemin de fer Arnaud par le gouvernement du Québec pour plus de 66M$ pourrait faire baisser le coût du projet.

«Le fait que le gouvernement ait fait ces acquisitions représente un net avantage au niveau de nos coûts. Nous pourrions utiliser des installations déjà en place afin d’acheminer l’apatite jusqu’au quai», a confirmé Nathalie Corbeil, porte-parole d’Investissement Québec, qui détient 62% des parts du projet de Mine Arnaud.

Québec pourrait éviter à la minière d’inclure dans ses dépenses certaines installations, principalement en lien avec le transport de l’apatite.

«L’étude qu’on désire mener cet été va servir à ça : savoir ce qu’on peut utiliser et ce qui pourrait être mis à notre disposition. Ça viendra aussi déterminer le montant des économies qu’on pourrait faire», a dit Kateri Jourdain, directrice des relations avec le milieu chez Mine Arnaud.

Prix plancher revu à la baisse

Le seuil de rentabilité du projet, présentement à 120$ la tonne d’apatite  pourrait aussi être revu à la baisse. «Les promoteurs travaillent activement pour emmener ce seuil beaucoup plus bas. Quand je vous parle d’une économie potentiel de 100M$ de coût de projet, ça va se répercuter de façon importante sur le prix de revient de la tonne», a dit Steeve Chapados, vice-président de la Chambre de commerce de Sept-Îles et directeur général de la Caisse d’économie des Mines, métaux et services publics Côte-Nord.

«Le projet aujourd’hui est encore plus solide financièrement que ça pouvait être le cas par les années passées», a-t-il ajouté.

Yara International est partenaire à 38% dans Mine Arnaud et a annoncé qu’il n’investirait pas davantage dans le projet. Québec recherche un troisième joueur pour exploiter la mine à ciel ouvert et lui permettre de réduire sa participation sous la barre des 50%.

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