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Labeaume se défend d’être un «tueur de chiens»

Jean-Luc Lavallée | Agence QMI

Le maire Régis Labeaume admet qu’il a mal géré le dossier des pitbulls. Il a fait son mea culpa, jeudi, se défendant d’être un «tueur de chiens».

Interpellé à nouveau sur ce sujet controversé, en conférence de presse, le maire de Québec a saisi la balle au bond pour se vider le cœur. «Si j’ai laissé tomber, si j’ai informé tout le monde qu’on ne voterait pas le règlement, c’est parce que je n’ai pas le goût que les gens pensent qu’à Québec, on veut tuer les chiens», a-t-il lâché.

Sa sortie publique sur Facebook, il y a quelques semaines, avait mis le feu aux poudres. Le maire avait informé les citoyens qu’ils devraient se «départir» de leur pitbull d’ici le 1er janvier 2017. Plusieurs propriétaires de chiens ont alors compris qu’ils n’auraient pas de droit acquis et que l’euthanasie était leur seule option.

«Évidemment, je l’ai dit à la Labeaume, avec mon air bête. Ça a mal été fait (...) J’aurais dû le faire de façon plus intelligente», s’est amendé le maire en point de presse.

«Il y a eu un rebond, un ressac et il y a des gens qui pensaient qu’à Québec, on voulait exterminer des chiens. Ce n’était pas bon pour la Ville et c’est pour ça que j’ai laissé tomber. Ça n’avait pas de bon sens.»

«J’étais très mal à l’aise»

Le maire dit avoir étonné de la réaction aussi émotive du public. Il ne l’a pas vu venir. «Je ne l’avais pas prévu. J’étais devenu très mal à l’aise avec ce que j’entendais : que le maire voulait tuer des toutous. C’était rendu là. J’allais très mal», a-t-il ajouté. Il dit avoir également été «sensible» aux pressions de ses proches et des enfants dans son entourage.

«Au début de l’automne, on va revenir avec ça», a-t-il promis. Le maire observe tout ce qui se fait ailleurs, dans des villes comme Shawinigan, Laval ou Longueuil et compte en discuter dans les prochains mois avec le ministre des Affaires municipales Martin Coiteux.

«Si je suis capable de faire en sorte qu’il n’y ait aucun chien dangereux sur le territoire de la Ville de Québec, je vais le faire. Est-ce que c’est possible ? La question, c’est ça... sans que les gens pensent qu’on veut tuer les chiens puis faire un génocide avec les chiens. Ce n’est pas ça qu’on voulait. Je ne voulais pas que ça ait l’air de ça», a ajouté le maire, soucieux de la réputation de la Ville de Québec.

«On cherche tous la solution. Mais toutes ces solutions-là n’auraient peut-être pas empêché Mme (Christiane) Vadnais de se faire tuer (par un pitbull à Montréal) alors je veux aller plus loin que ça. Moi, je ne suis pas capable d’accepter qu’elle se soit fait tuer chez elle, dans son jardin. Faut que je trouve le moyen pour ne plus que ça arrive. Peut-être que c’est utopique, mais on tente de trouver le moyen.»

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