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«Demain, il y aura encore plus de gens qui auront des armes»

Agence QMI

Le policier à la retraite Alain Gelly craint que le drame qui s’est déroulé jeudi soir à Dallas pousse les Américains à se procurer davantage d’armes à feu.

«Demain, il y aura encore plus de gens qui auront des armes en raison de ce qui se passe», a-t-il soutenu sur les ondes de TVA Nouvelles vendredi matin. «Regarder la quantité d’armes en circulation (...) c’est difficile d’établir un certain contrôle et améliorer la situation», a déploré l’ancien policier de Lévis.

M. Gelly connaît bien le travail des policiers aux États-Unis, à qui il donne des formations depuis plusieurs années. Selon lui, la mort des cinq agents à Dallas rappelle à quel point il est difficile d’exercer ce métier dans ce pays, particulièrement dans un contexte de tensions raciales croissantes.

«Cette tension, elle existe au quotidien, mais au-delà de ça, chaque individu risque d’être armé et représente un potentiel de danger avec une arme, qu’il soit un homme, une femme, une personne âgée ou un jeune. Les policiers doivent toujours traiter les gens de la même façon, spécifie-t-il. Ce qui m’a vraiment surpris de la part des policiers de partout aux États-Unis, c’est leur désir de servir et protéger malgré toute la pression qu’ils ont au quotidien», a-t-il souligné.

Par ailleurs, Alain Gelly a mentionné que les policiers sont souvent mal payés et pourraient être mieux payés «en travaillant au Walmart».

Interrogé à savoir s’il est possible de mieux former les agents pour tenter d’éviter un tel drame, M. Gelly s’est montré peu optimiste. «La formation peut aider, mais il reste une chose: il existe énormément de groupes marginaux aux États-Unis, a-t-il dit [...] Ce n’est pas évident d’établir un lien entre tous ces suspects.»