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Le tueur de Dallas n’était pas raciste, selon ses parents

TVA Nouvelles

Voyez le reportage en anglais de CNN dans la vidéo ci-dessus

Le comportement de l’auteur de la tuerie de Dallas a changé de façon progressive après son renvoi de l’armée, en 2015, révèlent ses parents dans une entrevue à la chaîne américaine The Blaze, leur première accordée aux médias.

Micah Johnson a abattu cinq policiers jeudi dernier dans la ville texane au terme d’une manifestation contre la brutalité policière à l’endroit d’individus noirs. Le tireur a ensuite été tué par les forces de l’ordre, qui ont utilisé un robot téléguidé.

Capture d'écran CNN

Sa mère, Delphine Johnson, dit avoir vu son fils se transformer après son service militaire de six ans, incluant un déploiement de sept mois en Afghanistan, passant d’un «être extroverti et aimable» à un «ermite» de plus en plus isolé.

«Il aimait son pays, dit-elle. Il voulait protéger son pays.» Mais le jeune homme a ensuite connu le désenchantement.

«La vie de militaire n’était pas ce que Micah pensait que ce serait, ajoute sa mère. Il était très, très déçu. Probablement que l’idéal qu’il se faisait de notre gouvernement et de ce que l’armée représentait n’était pas à la hauteur de ses attentes», explique Mme Johnson, qui précise que son fils a longtemps rêvé de devenir lui-même policier.

Johnson a affirmé aux forces de l'ordre, avant d'être tué par la police, qu'il entendait «tuer des Blancs, en particulier des policiers blancs», en réponse à la mort de deux Noirs abattus la même semaine par des policiers en Louisiane et dans le Minnesota.

Les parents de tueur assurent que leur fils n’avait jamais démontré de gestes ou de manifestations de haine à l’endroit de personnes de couleur blanche ou de tout autre groupe racial. D’ailleurs, sa belle-mère est elle-même blanche. Ce qu’il détestait le plus, selon sa mère, c’était «l’injustice».

L'ancien soldat noir, dont l’attaque a donné une nouvelle vigueur au débat sur les tensions raciales qui fait rage aux États-Unis, préparait une attaque à la bombe dévastatrice, ont mentionné les autorités.

«Je n’ai jamais vu venir ça, confie à The Blaze son père, James Johnson. J’aime mon fils de tout mon cœur, mais je déteste ce qu’il a fait.»

C'est après son expérience militaire de six ans que l'ancien soldat s'est mis à étudier l'histoire des Noirs aux États-Unis, indique son père, et qu'il a commencé à s'intéresser à son héritage en tant qu'afro-américain.

Le tireur «dément» ne représente ni les Noirs américains ni «l'esprit avec lequel nous devons aller de l'avant», avait déclaré le président Barack Obama, cette fin de semaine à Varsovie.

The Blaze a annoncé de son côté qu'il diffusera l'intégralité de l'entrevue cette semaine sur sa chaîne de télévision.

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