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«Il a écrasé tellement de gens qu’il s’est arrêté comme ça»

TVA Nouvelles

«Partout sur 500 ou 600 mètres, il y avait des morts. Personne ne criait, personne ne parlait, personne ne faisait de bruit». Telle est la vision d’horreur observée par Frank Vidal, un témoin de l’attentat terroriste de Nice qui a vu le camion meurtrier passer à seulement quelques mètres de lui.

M. Vidal était venu, comme des milliers d’autres personnes, admirer les feux d’artifice avant de se déplacer pour assister à un spectacle de musique en bordure de la Méditerranée. C’est à ce moment que le camion a foncé dans l’épaisse foule.

«J’étais à quatre ou cinq mètres, même pas. J’étais sur le bord du trottoir quand il est passé et quelques instants avant j’étais sur la route. Ça ne tient pas à grand-chose», détaille-t-il, toujours en état de choc.

«J’ai entendu un bruit sourd derrière, je me suis retourné et j’ai vu le camion qui écrasait tous ces gens. Il faisait des bonds. Il faisait des bonds en écrasant tous les gens. Il a écrasé tellement de gens qu’il s’est arrêté comme ça», raconte-t-il.

Selon lui, la foule était suffisamment éparse sur la route pour que le conducteur du camion soit en mesure d’accélérer entre ses victimes avant d’être ralenti par l’accumulation de corps sous son châssis.

«Je n’ai pas tout de suite compris ce qui se passait. J’ai cru que c’était quelqu’un qui avait bu ou un fou. J’ai été sur la route pour voir si je pouvais porter secours aux gens, mais tous ceux qui étaient sur la route, tout le monde était mort. Il y avait des gens démembrés, plus personne ne parlait.»

Puis, il y a eu les coups de feu. Selon les premières informations, ceux-ci auraient été tirés par la police française en direction du camion, mais sur le coup, tous croyaient à l’œuvre d’un terroriste.

«À ce moment-là, je me suis dit que c’était un terroriste qui tirait. Nous sommes tous partis à courir dans le sens opposé en essayant de nous protéger», explique M. Vidal.

«Au sol, il n’y avait plus que des morts, il y avait des familles aussi. C’est un truc de fou.»

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