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Le camion, «une arme extrêmement puissante»

TVA Nouvelles

Le type d’attentat qui a été commis à Nice, ce jeudi, était très difficile à prévoir selon l’expert en terrorisme et ex-enquêteur de la Sûreté du Québec (SQ), Paul Laurier.

«Quand un individu va passer à l’acte, on ne peut pas le prévenir s’il a décidé dans sa planification de n’en parler à personne», a-t-il expliqué en entrevue sur les ondes de LCN.

Le fait d’avoir utilisé un camion en guise d’arme pour commettre ce massacre est plutôt inusité et a probablement surpris les autorités.

«C’est une arme extrêmement puissante, indique M. Laurier. C’est lourd, tout dépendant quel type de camion, et les roues sont hautes, donc c’est dur à arrêter. On l’a vu, il y a eu un coup de feu où il a été bloqué à un point. À partir de ce moment, les policiers ont été capables de maîtriser l’individu par échange de tirs.»

Avant d’être intercepté, le chauffeur avait toutefois parcouru une distance de presque 2 kilomètres au sein de la foule importante qui était rassemblée sur la promenade des Anglais.

«Il faut comprendre, deux kilomètres, c’est long, ajoute l’ex-enquêteur de la SQ. C’est traverser le pont Jacques-Cartier de bout en bout, de Montréal à Longueuil.  C’est très très long.»

L’enquête qui s’amorce permettra de déterminer les motivations du suspect, mais aussi de savoir si le geste a été commandité par une organisation terroriste.

«On va voir par l’enquête si ce coup-là était prévu avec des liens avec la Syrie, ajoute-t-il. On va analyser les communications autour de cet individu-là, les personnes qui sont proches de lui. On va regarder où il était avant. Est-ce que c’est quelqu’un qui vient de la Syrie? Est-ce que c’est quelqu’un de l’extrême gauche? Est-ce que c’est quelqu’un de l’extrême droite? On va déterminer les motifs qui l’ont poussé à passer à l’acte.»

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