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Les corps volaient «comme des quilles de bowling»

Agence QMI

En vidéo-ci dessus, écoutez le récit d'un autre témoin qui a assisté à la terrible scène.

Un journaliste du journal Nice Matin a raconté le déroulement de la soirée tragique qu’il a vécue, quelques heures à peine après le carnage de Nice.

Damien Allemand a indiqué que la Promenade des Anglais était «noire de monde» durant les célébrations de la fête nationale et que le feu d’artifice était «chouette». L’ambiance était assez «cool», dit-il.

Soudain, «au loin, un bruit. Des cris», écrit sur le site Medium.com celui qui a tout d’abord pensé à un malin qui venait de faire exploser son propre petit feu d’artifice.

Puis, M. Allemand a aperçu un «énorme camion blanc» fonçant à vive allure sur les gens et «donnant des coups de volant pour faucher un maximum de personnes».

«J’ai vu des corps (qui) volaient comme des quilles de bowling sur son passage».

Le journaliste précise avoir entendu des bruits et des hurlements qu’il ne pourra jamais oublier.

«Autour de moi, c’était la panique. Les gens couraient, criaient, pleuraient.»

Par la suite, l’homme a réussi à se mettre à l’abri. Il est ressorti quelques minutes plus tard, car «je voulais absolument savoir ce qu’il s’était passé».

En retournant à l’endroit où il avait vu le camion, le journaliste a aperçu des «corps tous les cinq mètres (...), des membres, du sang» et des survivants.

«J’ai manqué de courage»

Honnête, Damien Allemand a avoué ne pas avoir été capable d’aider les blessés. «À ce moment, j’ai manqué de courage. J’aurais voulu aider, rendre service... bref faire quelque chose. Mais je n’ai pas réussi. Tétanisé encore.»

Le journaliste a récupéré son scooter et a quitté l’endroit sanglant. «J’ai remonté la (Promenade) et j’ai pris conscience de l’ampleur du drame (...) Cette soirée, c’était l’horreur», a-t-il souligné.

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