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«C’est la consternation parmi les Niçois»

TVA Nouvelles

Quelques heures après l’attaque au camion qui a fait au moins 84 morts à Nice, en France, la situation revient au calme mais les émotions sont toujours vives, constate Frédéric Maurice, chef d’édition au quotidien Nice-Matin.

Les choses se sont apaisées, voire figées, a-t-il dit en entrevue avec TVA Nouvelles.

«C’est le temps de l’enquête qui a commencé, c’est le temps du deuil aussi. Les corps doivent être retirés de la promenade des Anglais. C’est la consternation parmi les Niçois, et plus généralement, parmi les Français.»

En début de journée vendredi, le suspect a été identifié par le Nice-Matin comme Mohamed Lahouaiej Bouhlel, un Franco-Tunisien de 31 ans domicilié à Nice.

«Je ne pense pas que ça surprendra grand monde [de savoir que c’est un Français], estime M. Maurice. Les précédents attentats ont été l’œuvre aussi de gens qui étaient plus ou moins Français. La France, aujourd’hui, est un pays qui abrite des gens qui se radicalisent. On ne s’attend pas forcément à ce que ce soit des étrangers qui viennent commettre ces attentats.»

Il rappelle que plusieurs jeunes de la Côte d’Azur sont partis faire le jihad en Syrie et en Irak, notamment au sein du groupe terroriste État islamique. Il n’y a pas de preuve pour le moment que le groupe terroriste serait impliqué dans l’attaque de Nice.

«Ici, il y a un problème de fond avec cette radicalisation islamiste qui date de quelques années», a observé M. Maurice.

La crise provoquée par l’attentat fait ressortir des divergences d’opinions politiques, a observé Frédéric Maurice, qui a rencontré le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve dans les dernières heures.

«Les questions se posent sur l’état d’urgence qui a été prolongé, sur les moyens qui sont affectés à la lutte contre le terrorisme. On sent aujourd’hui que les clivages autour de ça commencent à venir au jour.»

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