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Enfants et témoins affectés par un choc post-traumatique

TVA Nouvelles

Ils étaient 30 000 personnes jeudi soir sur la Promenade des Anglais à Nice lorsque l’horreur a frappé, encore.

Assister à un acte de terreur de la sorte, de près ou de loin, marque l’esprit. Au-delà des victimes physiques du drame, plusieurs centaines de personnes seront également affectées psychologiquement par un choc post-traumatique.

«Tous ceux qui ont été exposés visuellement ou qui ont eu peur pour leur vie risquent, dans environ 30 % des cas, de s’en sortir plus ou moins bien. Le problème, ce sont les réminiscences et le fait que l’on a l’impression qu’on ne peut pas parler à personne parce qu’ils n’ont pas vécu l’événement», affirme le psychologue Gilles Vachon, qui se trouve d’ailleurs en France au moment où le pays panse de nouveau ses plaies.

«Ce qui m’étonne beaucoup, c’est qu’il y a comme un sentiment de résignation disant que ça va se produire encore et qu’il faut vivre avec ça. J’étais étonné d’entendre les Français, ce matin, dire qu’ils ont l’habitude», souligne-t-il.

Plusieurs enfants sur le site

Parmi les 84 morts de la tragédie, on retrouve 10 enfants. C’est sans compter tous ceux qui se trouvaient aussi sur la Promenade des Anglais jeudi soir et ceux qui ont vu les images de terreur à la télévision. Comment leur expliquer la situation sans les traumatiser?

« Il faut dire la vérité. Il ne faut pas répondre aux questions qui ne nous sont pas posées, mais lorsqu’elles sont posées et que l’enfant vit de l’angoisse, il faut lui dire les choses simplement et avec un ton assuré. Si l'on a l’air nous-mêmes de paniquer, ce qu’on communique le plus au-delà des mots, c’est notre propre panique», conseille M. Vachon.

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