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Enquête sur la DPJ au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Kate Tremblay | TVA Nouvelles

La Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) du Saguenay-Lac-Saint-Jean fait l'objet d'une enquête à la suite du décès d'un enfant, connu de ses services, survenu récemment dans la région.

Québec a demandé à la Commission des droits de la personne et de la jeunesse de faire la lumière sur cette affaire dont on refuse de nous dévoiler les circonstances.

L'organisme devra d'abord vérifier si la DPJ du Saguenay-Lac-Saint-Jean a déployé suffisamment de mesures de protection pour assurer la sécurité de cet enfant.

Il devra aussi enquêter sur des services rendus par la DPJ, plus spécifiquement sur la réception, le traitement et l'évaluation des signalements.

«C'est sûr qu'aujourd'hui c'est une onde de choc d'entendre dans les médias que les travailleurs que nous représentons seront sous enquête, précise la présidente du syndicat affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Nancy Poulin. Ça ébranle les intervenants du Centre jeunesse».

«On va les soutenir là-dedans parce que ce n'est pas facile les situations de la protection de la jeunesse, indique la directrice régionale de la protection de la jeunesse, Sonia Boivin. On intervient dans la vie des gens, dans ce qu'ils ont de plus intime c'est-à-dire, l'éducation de nos enfants.»

Les représentants syndicaux des travailleurs rencontreront la ministre Lucie Charlebois la semaine prochaine pour faire le point sur la situation.

Ils espèrent que l'enquête qu'elle réclame ne servira pas à déresponsabiliser le gouvernement.

«On vise notre région dans ce cas-ci, mais ça fait longtemps qu'on le dit que partout au Québec les services dans les centres jeunesses sont sous financés, dénonce Mme Poulin. C'est comme si on cherchait un coupable alors que l'unique responsable c'est le gouvernement.»

Elle rappelle que le budget dédié aux services jeunesse dans la région a été amputé de six millions de dollars au cours des dernières années.

«On n'aurait jamais voulu que ça arrive un drame comme celui-là, mais on espère que ça va "shaker" le gouvernement», ajoute-t-elle.

La directrice de la protection de la jeunesse, elle, est catégorique: «je peux vous assurer qu'il n'y a eu aucune coupure dans les services concernés par cette situation-là».

Sonia Boivin admet que son organisme a fait l'objet d'une vérification externe en février dernier en lien avec un autre dossier et qu'elle a permis de démontrer que tout était conforme.