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«La gestion de la crise a été bonne», selon un chirurgien à Nice

Un chirurgien thoracique qui travaillait jeudi au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Nice estime que le personnel médical ne s’attend jamais vraiment à devoir soigner les victimes d’un attentat meurtrier, mais que «la gestion de la crise a été bonne».

Lors d’une simulation d’attaque terroriste en mars, «on avait vu tous les cas de figure, des attaques d’armes à feu, d’armes blanches, d’armes chimiques, des explosions, mais pas un attentat avec un camion», a indiqué le professeur Nicolas Venissac au journal «Le Monde».

Au cours de son témoignage, M. Venissac dresse les différences avec les attentats de Paris survenus en novembre. «Il y a un nombre de morts monstrueux avec un afflux de blessés en comparaison anormalement bas», a-t-il expliqué.

«On n’a pas, comme à Paris, de très nombreux blessés par arme à feu dont l’état va s’aggraver très vite et qui doivent passer au bloc de manière extrêmement urgente, a-t-il poursuivi. Cette fois, les blessures étaient soit très graves d’emblée, soit des polyfractures qui pouvaient attendre un peu, mais aucun cas évolutif. On a donc pu gérer les flux de patients, sans trop-plein.»

Parmi les cas traités, le chirurgien a noté des traumatismes crâniens, des hémothorax (un épanchement de sang dans la cavité pleurale), des hémopéritoines (épanchement de sang dans la cavité péritonéale), des fractures ouvertes et des lésions de membres, du bassin et du crâne.

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