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Une ambiance de «chaos» et de «peur», raconte une Québécoise

TVA Nouvelles

Quelques heures à peine après avoir vécu l’horreur, hier soir, des Québécois sont rentrés de Nice, cet avant-midi.

TVA Nouvelles a rencontré deux jeunes femmes à l’aéroport Montréal-Trudeau alors qu’elles assistaient aux célébrations de la fête nationale française, hier, Promenade des Anglais.

«La plupart des gens étaient en larmes. Les gens nous arrêtaient pour nous demander où étaient leurs enfants et, d’un autre côté, il y avait des Français et des touristes qui banalisaient ça. Un Français m’a dit qu’il fallait arrêter de capoter parce que c’était impossible qu’il y ait un attentat à Nice et que c’était un canular», a raconté Anabelle Grenon-Fortin, parlant d’une ambiance de «chaos» et de «peur» dans un climat d’«ambigüité».

Une autre jeune Québécoise a pour sa part échappé de près à la mort alors qu’elle se trouvait à l’endroit même où le terroriste a frappé quelques minutes à peine avant le début du massacre qui a coûté la vie à 84 personnes.

«Après les feux d’artifice, on est monté sur la Promenade et il y avait différents spectacles. J’ai regardé quelques instants le premier spectacle avant de me diriger vers le deuxième qui bougeait un peu plus, la musique était plus forte. C’est pour ça que je n’ai pas entendu les événements, j’ai juste vu du monde courir par milliers qui s’en venaient vers nous. J’ai décidé d’aller vers la mer et on a entendu le mot mitraillette, le mot bombe... On ne savait vraiment pas ce qui se passait. Il a aussi été question d’un camion qui aurait heurté des gens. Il y avait des gens en pleurs, des gens qui étaient en panique alors on est allé se cacher un peu», a expliqué Valérie St-Jean.

«Je ne me suis jamais sentie en danger»

Malgré ce qu’elles ont vécu, les jeunes femmes sont formelles: elles n’ont pas l’intention de s’empêcher de voyager en raison du terrorisme.

«Avant de partir, j’avais dit à mes proches que ce n’était pas ça qui m’empêcherait de voyager. Je ne veux pas m’empêcher de vivre dans la peur. Je suis allé à Paris la semaine dernière et je me sentais moins en sécurité pendant la demi-finale de l’Euro et je me disais que s’il y avait quelque chose à se passer ça serait là. À Nice, je ne me suis jamais senti en danger et c’est là que c’est arrivé», a ajouté Mme St-Jean.

«Si on se brime dans nos façons de vivre et dans nos envies à cause des terroristes, c’est tout simplement leur donner la victoire», conclut pour sa part Anabelle Grenon-Fortin.

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