/news/world

«Une forme d’attentat facile à réaliser»

TVA Nouvelles

D’après Michel Juneau-Katsuya, expert en sécurité nationale et terrorisme, les attentats comme celui qui a frappé Nice jeudi soir sont difficiles à stopper et souvent faciles à réaliser.

«C’est une forme d’attentat facile à réaliser. On a qu’à choisir un véhicule qui se transforme en arme. On attend de trouver un endroit ou il va y avoir un attroupement et on se lance, tout simplement», estime-t-il.

Michel Juneau-Katsuya indique que l’attaque porte la signature du groupe État islamique, qui avait incité ses fidèles à employer toute sorte de méthodes pour «tuer le mécréant», «en particulier les méchants et sales Français» dans un message diffusé en 2014.

«Frappez sa tête avec une pierre, égorgez-le avec un couteau, écrasez-le avec votre voiture, jetez-le d'un lieu en hauteur, étranglez-le ou empoisonnez-le», avait communiqué le groupe terroriste.

Pourquoi la France?

Selon l’expert, deux facteurs principaux peuvent expliquer que la France soit si souvent ciblée par des attentats.

D’une part, il estime que des radicaux ont pu s’y installer depuis longtemps et ont pu profiter de leur double citoyenneté pour planifier leur coup dans l’ombre.

D’autre part, il fait mention des tensions sociales en territoire français, «un terrain fertile pour recruter des individus qui se sont radicalisés».

Michel Juneau-Katsuya identifie d’ailleurs un dénominateur commun à tous les terroristes ayant perpétré les attaques des dernières années dans l’Hexagone. «Ils ont tous été des petits ou des moyens criminels. Ça montre que ce sont des individus qui ont eu de la difficulté à s’intégrer dans la société française. Ça a été facile pour eux de passer à autre chose»

Difficile à prévoir et stopper

Selon l’expert, les attaques comme celle de Nice sont aussi très difficiles à stopper d’un point de vue policier.

«C’est presque impossible à arrêter. C’est la grande difficulté à laquelle on est confronté. Ils peuvent agir à tout moment [...] Ça démontre la vulnérabilité de nos sociétés et l’importance d’agir à un autre niveau : sur le leadership, se retourner vers Daesh », conclut-il.

Dans la même catégorie