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À vélo, en scooter ou à pied, ils ont tenté d’arrêter le terroriste

TVA Nouvelles

Quatre jours après le terrible attentat qui a fait au moins 84 morts et des centaines de blessés sur la Promenade des Anglais à Nice, on en apprend plus sur les quatre hommes qui ont tenté d’arrêter Mohamed Lahouaiej-Bouhlel au volant de son  camion fou.

Alexandre, le cycliste

Alexandre Nigues circulait à vélo le soir du 14 juillet lorsqu’il a vu le camion revenir du trottoir vers la chaussée.

Il a expliqué à BFMTV  avoir «posé son vélo» et «couru sur une vingtaine de mètres» pour rattraper le véhicule de 19 tonnes, dont l’allure, était ralentie.

«J’ai couru sur une vingtaine de mètres et je me suis accroché à la poignée du camion (...) J’ai essayé trois ou quatre fois d’ouvrir la porte. J’ai vu qu’il cherchait quelque chose, le camion ralentissait et il a pris une arme au bout du compte. Il m’a braqué en me regardant dans les yeux. À ce moment-là j’ai lâché la poignée de la porte», a-t-il dit.

Selon M. Nigues, l’attitude de Lahouaiej-Bouhlel était révélatrice de sa détermination.

«Je l’ai vu de mes propres yeux en train de bien tenir le volant. On voyait bien qu’il conduisait le camion, qu’il était maître du véhicule»

L’homme au scooter

Quelques secondes après l’intervention d’Alexandre Nigues, le conducteur d’un scooter a tout tenté pour arrêter le chauffeur du camion.

Le quotidien régional «Nice-Matin» a expliqué que l’homme au deux-roues a accéléré pour rattraper le camion avant de lâcher son scooter.

À son tour, il a tenté d’ouvrir la porte de la cabine sans jamais cependant pouvoir entrer dans le 19 tonnes.

Il a finalement chuté de son véhicule et serait passé sous les roues du camion. Son état de santé demeure toujours inconnu pour le moment.

Gwenaël, le livreur

Un jeune livreur n’a également écouté que son courage pour intervenir alors que le camion fou ne cessait de faire des victimes.

«Il ne s’agissait pas d’un accident. Ce type était en train de faire un massacre», a expliqué Gwenaël à «Nice-Matin».

Le jeune homme de 26 ans a décidé de courir après le camion. «Dans son sillage, c’était un champ de morts, de sang et de chair. J’ai dû enjamber des cadavres pour continuer à essayer de m’approcher.»

Quelque mètre plus loin, Lahouaiej-Bouhlel stoppe son véhicule. D’après des témoins, un passant est parvenu à s’agripper à la porte du camion.

Gwenaël, couteau à la main, continue sa course vers le 19 tonnes tout en aidant des passants à se coucher pour éviter de prendre une balle perdue.

«Des policiers m’ont alors arrêté, pensant que j’avais un lien avec le tueur.»

Lui et  l’autre homme ont été entendus de longues heures avant d’être libérés.

L’inconnu

C’est l’homme qui a réussi à monter sur le cale-pied du camion côté conducteur.

Selon ce qu’a raconté un policier à l’AFP, les agents ne savent alors pas s’il tente d’attraper Mohamed Lahouaiej-Bouhlel ou de le frapper.

Deux policiers le maîtrisent, réalisant après son arrestation qu’il s’agit en fait d’un passant qui tentait de stopper le tueur.

Les interventions de ces quatre hommes ont ralenti le terroriste dans sa course folle et certainement évité la mort de nouvelles victimes.

Elles ont surtout permis aux policiers d’intervenir et d’abattre le tueur dans la cabine du camion.

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