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«Enfermez-la», scande la convention républicaine à propos d'Hillary Clinton

Agence France-Presse

Le gouverneur Chris Christie a violemment attaqué Hillary Clinton à la convention républicaine mardi soir, l'associant à quasi toutes les turbulences planétaires, alors que des délégués scandaient «enfermez-là», et «coupable».

«Ces dernières semaines, nous avons vu cette administration refuser de la tenir responsable pour son bilan risible de secrétaire d'État. Ce soir, faisons quelque chose de drôle. En tant qu'ancien procureur, je me réjouis de pouvoir lui demander des comptes sur sa performance et son caractère», a déclaré M. Christie, devant des milliers de républicains réunis dans le complexe omnisports où se tient la convention républicaine à Cleveland.

Le gouverneur républicain de l'État du New Jersey (est) a ensuite listé ce qu'il a présenté comme les «faits» contre Mme Clinton quand elle était secrétaire d'État, critiquant violemment son bilan, de la Libye au Nigeria, en passant par la Chine, la Syrie, l'Iran, la Russie et Cuba.

«Coupable ou non coupable?», a-t-il demandé une demi-douzaine de fois, à propos des décisions de Mme Clinton concernant ces pays.

«Coupable» a sans surprise chaque fois répondu la foule, scandant à l'occasion «enfermez-la».

«L'Amérique et le monde sont nettement moins en sécurité à cause de l'accord avec l'Iran qu'elle a aidé à mettre en place. Une négociatrice inepte, du pire accord sur les armes nucléaire de l'histoire américaine, coupable ou non coupable?», a insisté M. Christie, avant d'emmener son audience «en Syrie». «En tant que juge affreux du caractère d'un dictateur et boucher au Moyen-Orient», est-elle coupable ou non coupable ? a-t-il répété, l'accusant aussi d'avoir créé «un nid pour les activités terroristes de l'État islamique».Il

«Elle ne se bat jamais pour nous», a ajouté M. Christie, qui avait été pressenti par Donald Trump pour devenir son vice-président.

«Jour après jour, les faits, et seulement les faits conduisent au même verdict, autour du monde et ici chez nous», a-t-il ajouté, avant de présenter son alernative pour l'élection présidentielle de novembre, le républicain Donald Trump, «un homme qui n'a pas peur et veut nous diriger». Il a aussi accusé Mme Clinton d'avoir utilisé sa messagerie personnelle y compris pour des informations confidentielles.

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