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Clinique d’infirmières

Québec s’entend avec SABSA

Charles Lecavalier | Agence QMI

Menacée de fermeture, la clinique SABSA a réussi à obtenir une entente avec le gouvernement du Québec qui lui permettra d'assurer sa survie.

Le ministre de la Santé Gaétan Barrette en a fait l’annonce mardi en fin de journée dans un communiqué de presse.

«Notre statut de coopérative nous permettra de continuer notre mission et d’amasser les fonds supplémentaires nécessaires à la prestation de services complets à nos 1600 patients. Nous sommes satisfaites du dénouement», a affirmé Isabelle Têtu, cofondatrice de SABSA, une clinique d’infirmières spécialisée dans les clientèles vulnérables.

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale va assurer les services professionnels et l’approvisionnement en fournitures pour dispenser les soins.

Un long bras de fer

Le bras de fer entre la clinique et le gouvernement a duré plusieurs mois. Faute de financement, SABSA a fermé son service de sans rendez-vous en mai. L’organisme était sous respirateur artificiel depuis que la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) a cessé de la financer.

L’établissement s’était donc retourné vers Québec pour obtenir une subvention. Le ministre Gaétan Barrette s’y était toutefois opposé. Il affirmait que la clinique sans médecins était un projet «syndical» mis sur pied par la FIQ. «La FIQ a toujours rêvé d’avoir un système de santé parallèle d’infirmières. Moi, je ne peux pas me payer des réseaux parallèles pour des raisons d’efficacité», disait-il en avril.

Il a par la suite mis de l’eau dans son vin. La solution actuelle permet selon lui de mieux intégrer SABSA dans le réseau de la santé de la région et d’utiliser de façon «optimale» les ressources du ministère. Il estime que l’entente va «bonifier la prestation de soins et de services de première ligne offerte aux personnes vulnérables, souvent marginales et désaffiliées».

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