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Explosion des commotions cérébrales

TVA Nouvelles

Les visites à l’urgence pour les blessures à la tête ont augmenté de 25 % en cinq ans à l’hôpital de Montréal pour enfants, signe que les parents prennent au sérieux les dangers liés aux commotions cérébrales.

Pas moins de 3427 enfants ont été admis à l’urgence de cet hôpital pour des blessures à la tête, en 2015, et on estime que 90 % à 95 % des cas sont des commotions.

Sur une période de cinq ans, la hausse des visites aux urgences concernant les blessures à la tête atteint 25%. Les parents et les entraîneurs sont plus vigilants.

«Il n'y a probablement pas plus de cas de commotion cérébrale en tout, mais il y en a définitivement plus qui cherchent des soins après un coup à la tête», souligne Isabelle Gagnon, physiothérapeute et chercheuse au CUSM.

Les diagnostics de blessures à la tête sont en augmentation à l'hôpital de Montréal pour enfants: 4,3% de tous les cas aux urgences en 2015. Cinq ans auparavant, c'était 3,8%. Ce sont autant des garçons que des filles.

«Ça nous fait suspecter qu'il y a beaucoup plus de cas que ceux qui se présentent dans les hôpitaux pour avoir des soins», précise Isabelle Gagnon.

Nombreux cas non déclarés

En fait, on estime qu'il y aurait jusqu'à cinq fois plus de cas qui ne sont jamais déclarés.

«Mon conjoint en a fait une au hockey, raconte une femme à la caméra de TVA Nouvelles. Admettons que mes enfants, je n'ai pas vraiment le goût qu'ils jouent au hockey pour l'instant parce qu'on ne sait pas ce que ça fait à long terme.»

Chez les 0 à 5 ans, les commotions cérébrales surviennent surtout lors de chutes à la maison ou dans des aires de jeu, tandis qu'après 5 ans, les jeunes ont des commotions cérébrales en pratiquant des sports.

Les symptômes peuvent être graves : un enfant qui a déjà fait une commotion cérébrale est plus à risque d'en faire une autre.

«Après trois mois, il n'en reste pas beaucoup qui ont encore des symptômes, mais ce qu'on sait moins, c'est ce qui arrive si on en a plusieurs, des commotions cérébrales à répétition, au cours de l'enfance, de l'adolescence», met en garde Isabelle Gagnon.

Bien que les recherches se poursuivent dans ce domaine, il n'y a aucun risque à prendre avec la santé des jeunes.

-D’après un reportage d’Harold Gagné

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