/news/currentevents

Un homme qui s’était barricadé chez sa mère s’excuse

Jean Houle | TVA Nouvelles 

ROGER GAGNON/AGENCE QMI

L’homme qui s'est barricadé pendant près de 16 heures la fin de semaine dernière dans la résidence de sa mère sur la rue Hemingway, dans l’arrondissement Chicoutimi, a présenté ses excuses jeudi.

L'enquête sur remise en liberté de Kevin Tremblay a permis d'en savoir plus sur les motifs et circonstances de son geste.

«Ces événements sont malheureux pour sa mère, les voisins et c'est plate pour la société, j'en suis gêné», a-t-dit.

Selon sa mère, au moment des événements vendredi soir dernier, il avait consommé 6 ou 7 bières. Dans leurs dépositions, les policiers notent que dès le début de l'intervention, il semblait complètement désorganisé, en état d'ébriété, instable et agressif. Il répétait aux policiers que s'ils approchaient de la maison, il allait les tirer et qu'il voulait mourir par balle.

Au fil des heures, il a porté le canon de son arme une dizaine de fois à sa bouche.

Il a dit devant le tribunal avoir essayé de se suicider en absorbant une soixantaine de comprimés.

Le siège s'est terminé quand Tremblay, qui réclamait d'autres médicaments, a lancé un contenant de pilules vides en direction du négociateur de la SQ. Il est ensuite sorti sans arme et assez loin de la porte ce qui a favorisé l'intervention des policiers.

À l'hôpital, il aurait demandé à un policier de lui donner son arme, disant: «Je veux et je vais mourir. J'aurais dû sortir et vous tirer avec mon gun.»

La défense soutient qu'une thérapie, au centre Caroline-Roy en Estrie, pourrait aider Tremblay à surmonter sa dépendance à l'alcool, aux drogues et aux médicaments.

Il avait déjà attaqué sa mère en 2013, à la suite d'une psychose toxique qui lui avait valu une peine de 22 mois de prison, achevée de purger en octobre dernier. Il aurait dit à son ex-amie de coeur qu'il irait en prison un jour pour avoir tué sa mère.

L'enquête sur remise en liberté se poursuit vendredi.

Dans la même catégorie