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Le «cowboy contre Uber» met en demeure le SPVM

Yves Poirier | TVA Nouvelles

Le chauffeur de taxi qui était à l'origine du mouvement «Cowboy contre Uber» met en demeure le Service de police de la Ville de Montréal en lien avec son arrestation d'avril dernier qui n'a mené à aucune accusation.

Hassan Kattoua réclame 34 000$ en dommages et intérêts au SPVM qui aurait nui à sa réputation après son arrestation qu'il considère injustifiée.

En mars dernier, M. Kattoua a pris part à une manifestation pour dénoncer ce qu'il qualifie de pratiques illégales d'Uber X. Avec des confrères chauffeurs de taxi, ils s'étaient rassemblés à proximité du poste de police de la rue de l'Inspecteur, à Montréal.

Ils avaient commandé un véhicule Uber X afin de démontrer aux médias présents la «concurrence illégale et déloyale» dont ils se disent victimes. Les chauffeurs avaient demandé aux policiers de procéder à l'interception du chauffeur d'Uber X. Ces derniers avaient refusé.

Les chauffeurs avaient donc décidé de suivre le conducteur d'Uber X afin de lui demander d'arrêter de réclamer des frais au passager qui agissait comme complice aux chauffeurs dans cette affaire.

Quelques semaines plus tard, M.Kattoua a été contacté par la police de Montréal et «a été fastidieusement accusé d'avoir prétendu être un agent de la paix, d'avoir employé l'uniforme d'un agent de la paix, et d'avoir intimidé une personne associée au système judiciaire», écrit-on dans la mise en demeure.

«Les accusations étaient non fondées à un tel point qu'elles sont tombées avant même la comparution qui devait avoir lieu le 21 avril 2016. Par conséquent, notre client vous réclame donc la somme de 34 000$, sauf à parfaire, pour les dommages et intérêts causés par la mauvaise foi et le comportement inacceptable des policiers.»

Ce montant comprend en plus des dommages punitifs, «les journées de travail perdues, le trouble psychologique, le stress et la claustrophobie causés par le traitement subit, la détention arbitraire, le traitement inégal et l'atteinte à la dignité, l'atteinte à la liberté d'expression et au droit de manifester, l'atteinte à la réputation».

M. Kattoua affirme qu'il est prêt à poursuivre le SPVM si aucune entente n'était conclue prochainement.