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Nouvelles découvertes archéologiques à Brompton

Le site archéologique Kruger 2 découvert en 2013, dans l'arrondissement Brompton à Sherbrooke, a été une fois de plus passé au peigne fin et permis de révéler de nouvelles surprises.

«On est en train de fouiller un site qui est très important pour la suite des connaissances par rapport à cette tradition-là», a expliqué Éric Graillon, archéologue et animateur au Musée de la Nature et des Sciences de Sherbrooke.

Depuis le début des fouilles en 2013, plus de 90 000 outils et débris, dont environ 450 de grosseur considérable, ont été retirés du site localisé aux abords de la rivière Saint-Francois.

«On a des pointes, des forets, qui servent à percer l'os, le bois et même la pierre. On a des racloirs, des grattoirs, des couteaux. Il y a vraiment une grande gamme d'outils», a précisé M. Graillon.

À travers ces objets, les archéologues obtiennent des informations importantes sur les comportements des gens qui ont séjourné à cet endroit il y a 10 000 ans. Sur leur alimentation et leurs déplacements par exemple.

«C'est la première fois qu'on découvrait une vertèbre de poisson sur un site aussi ancien dans le nord de la Nouvelle-Angleterre. C'était donc la première fois qu'on pouvait vraiment faire une association directe à des activités liées à la pêche.»

Les nouvelles découvertes vont aider à fixer avec plus de précision l'âge exact du site.

«On aurait une date de 9300 ans, plus ou moins 500 ans. Cela nous amène à une braguette entre 9000 et 10 000 ans avant aujourd'hui.»

Kruger 2: riche d'histoire.

Ces professionnels qui fouillent le site ont la tâche d'en apprendre davantage sur la période paléo-indienne et ses occupants.

«On sent qu'ils exploitent les ressources, ils restent probablement plus longtemps dans la région, mais ce ne sont pas des Estriens à part entière, parce qu'ils se déplacent beaucoup. Mais ils devaient passer plusieurs semaines dans la région, ils connaissaient bien les ressources, donc ce sont les premiers groupes nomades à avoir exploité la région.»

Le partenariat entre le Musée de la Nature et des sciences de Sherbrooke, l'Université de Montréal et le ministère de la Culture, ainsi que le comité culturel de Brompton se poursuivra pour une dernière année en 2017.

Les objets et les informations seront à la disposition des autres archéologues. Éventuellement, la collection sera visible pour le public au Musée de la Nature et des Sciences de Sherbrooke.