/regional/montreal/montreal

Entre les autos et les vélos pour attendre l’autobus vers l’aéroport

 - Agence QMI

PHOTO CAMILLE GAIOR/AGENCE QMI

Le nouveau point de départ de la ligne 747 vers l’aéroport, au coin des rues Berri et Sainte-Catherine, est loin de faire l’unanimité auprès des passagers qui se retrouvent à attendre sur un terre-plein, coincés entre les autos et les vélos.

«C’est très surprenant que le départ vers l’aéroport d’une ville internationale comme Montréal se fasse ici», lance Sam Jonas, un Américain de l’État du Wisconsin, venu en vacances avec sa famille.

Depuis le 20 juin dernier, les gens qui souhaitent se rendre à l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau doivent attendre l’autobus 747 au coin nord-ouest des rues Sainte-Catherine et Berri, et non plus à la gare d’autocars de Montréal, comme c’était le cas jusqu’à présent.

Ce nouvel arrêt est situé à proximité de la piste cyclable Berri. Les passagers ont le choix d’attendre à l’abribus puis traverser la piste une fois l’autobus arrivé par un passage piéton ou attendre sur le terre-plein.

Si plusieurs choisissent d’attendre entre les autos et les vélos, pour M. Jonas et sa femme, il est impossible de rester sur ce «petit» terre-plein avec une demi-douzaine de sacs, faute d’espace.

Mal conçu

«C’est vraiment mal pensé, car lorsque l’autobus arrive, il faut sauter dedans tout en faisant attention aux cyclistes», affirme celui qui a failli entrer en collision avec un vélo.

Un enjeu confirmé par plusieurs cyclistes, dont Carlos Gomez, un des 7400 usagers quotidiens de cette piste, selon Vélo Québec.

«Quand ils traversent, ils oublient qu’ils sont sur une piste cyclable achalandée, moi, je fais toujours très attention lorsque je passe ici».

«On ne sait pas où se placer pour ne pas encombrer avec nos valises», confirme une autre voyageuse, Kate Saint-Martin, qui repart à Vancouver.

Selon les associations de défense des cyclistes et des piétons, cet emplacement est loin d’être idéal et reflète plutôt le manque de vision dans l’intermodalité des transports.

«La nouvelle gare d’autobus a mal été reliée au réseau de transport en commun et maintenant, ils décident de prendre leurs usagers ailleurs, en installant un arrêt de transport collectif majeur sur un terre-plein», se désole Jeanne Robin, de Piétons Québec.

Suzanne Lareau, de Vélo Québec, confirme également que le choix de cet emplacement n’est «pas l’idéal, surtout pour un point de départ».

À la Coalition vélo de Montréal, on aimerait qu’«un meilleur marquage et une signalisation plus claire» pour les arrêts aux abords de pistes cyclables.

Plus pratique et moins cher

Pour la Société de transport de Montréal (STM), ce changement est plus pratique pour la clientèle, dont une bonne proportion arrive de la station de métro Berri-UQAM.

«En situant l’arrêt plus près de la sortie de la station, le parcours pour aller prendre cette ligne de bus sera plus court qu’auparavant», a indiqué la porte-parole Amélie Régis, spécifiant que cet arrêt permanent permettra à la STM d’économiser 200 000 $ par an pour la location d’espace à la gare d’autocars.

Rappelons qu’en 2015, l’achalandage de la ligne 747 a été de 1 431 265 passages.

Dans la même catégorie