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Un fier-à-bras admet son crime

Kathleen Frenette

 - Agence QMI

L’un des fiers-à-bras qui avaient été commandités par un entrepreneur de Québec pour «donner une leçon» à un couple de Saint-Augustin-de-Desmaures en mai 2015 a plaidé coupable, mercredi, à de très graves accusations.

C’est un Bobby Ouellette bien différent de celui qu’il avait été possible de voir, lors de son arrestation, qui a été amené dans la boîte des accusés.

Si, l’an passé, l’homme qui a passé à tabac Vital Bélanger et Stéphanie Vautour affichait une stature imposante, hier, il avait plutôt l’air d’un homme repentant, avec un physique beaucoup moins impressionnant.

D’une voix monocorde, il a reconnu que les 11 et 17 mai 2015, il avait commis des voies de fait graves, des voies de fait armées, des voies de fait simples, une extorsion, une introduction par effraction, un méfait de plus de 5000 $ et des menaces à l’égard du couple qui avait maille à partir avec l’entrepreneur qu’ils avaient embauché pour effectuer la construction de leur nouvelle demeure.

Selon les faits racontés par la procureure au dossier, Me Mélanie Ducharme, c’est en octobre 2014, après le passage de la Commission de la construction du Québec (CCQ) sur le chantier mené par l’entrepreneur, que les choses se sont gâtées.

«La Commission avait fermé le chantier puisque l’entrepreneur ne détenait pas ses cartes de compétence, forçant ainsi le couple à faire affaire avec quelqu’un d’autre. Toutefois, l’entrepreneur original désirait se faire payer, ce que le couple refusait», a exposé Me Ducharme.

En mai de l’année suivante, l’entrepreneur a donné rendez-vous à Vital Bélanger au bar l’hétrière à Saint-augustin et c’est à ce moment que la victime a vu Bobby Ouellette pour la première fois.

«L’accusé a alors donné un coup d’épaule à la victime en lui disant de rembourser sa dette sinon il allait lui casser les jambes», at-elle ajouté.

Une semaine plus tard, au petit matin, Ouellette armé d’un bâton de baseball s’est présenté, avec deux autres personnes, au domicile du couple qui dormait.

Après avoir défoncé la porte, Ouellette a donné une solide raclée à M. Bélanger en plus de lui dire qu’il était «collecteur pour les Hell’s» et qu’il allait «revenir brûler la maison et la voiture».

Comme l’homme de 31 ans ne possède pas d’antécédent en semblable matière, son avocat, Me Dominic Renaud, a demandé à ce qu’un rapport prédécisionnel soit rédigé. Ouellette reviendra en cour le 19 octobre.