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Des propriétaires de pitbulls manifestent devant l’Assemblée nationale

Pierre-Paul Biron | Agence QMI

Une centaine de propriétaires de pitbulls et de gens appuyant la cause se sont regroupés devant l’Assemblée nationale samedi après-midi pour demander au gouvernement de faire marche arrière dans ses intentions d’interdire la race.

Brandissant bien haut leurs affiches et tenant fermement leurs chiens en laisse, les gens présents tenaient à se faire entendre. «Il faut le faire pour nos chiens. Mais c’était important aussi de le faire pacifiquement, parce que le débat devient facilement émotif», a expliqué Mélissa Nadeau.

Cette dernière n’en revient tout simplement pas de l’ampleur qu’a prise cette affaire. À un point tel qu’elle craint d’être ciblée en raison de son chien. «J’ai quasiment peur de sortir avec mon chien. J’ai peur que les gens voient où je reste, ça en est rendu là», a dit la jeune femme qui travaille dans une clinique vétérinaire.

L’instigateur de l’événement, Parker Caron, insistait pour venir de Montréal afin d’organiser sa manifestation à Québec. «C’est en réponse à la première sortie sur vidéo de Régis Labeaume et à la décision du gouvernement provincial. Je voulais faire ça devant l’Assemblée nationale», a souligné M. Caron. Et des gens de partout ont répondu à son appel, venant notamment de Valleyfield et Châteauguay pour le rassemblement.

Pas contre les règles

Les gens rencontrés sur place ne se disent pas contre une certaine réglementation pour encadrer les chiens pouvant être dangereux. Ils ne croient toutefois pas qu’une interdiction complète soit la solution. Tous sont pour la stérilisation, la laisse obligatoire et autres mesures proposées par le gouvernement. «C’était le temps qu’il y ait un encadrement», a clamé Mélissa Nadeau.

Mais il ne faut pas aller trop loin, précisent les manifestants. «Il faut qu’ils arrêtent de penser qu’il y a d’un côté les chiens en général et de l’autre les pitbulls venus d’une autre planète pour manger du monde. Le plus important est d’éduquer les gens, parce que ce sont les maîtres qui dressent les chiens dangereux», croit Lise Ste-Marie.

Déçus du gouvernement

Les manifestants espèrent maintenant être entendus par le gouvernement provincial qui se trompe selon eux. Plusieurs critiquent d’ailleurs l’attitude du gouvernement Couillard dans cette affaire.

«Ils ont demandé un rapport à des experts et ils ne suivront pas les recommandations? C’est purement politique. Il y a des lois en Ontario depuis 2005 et des morsures, il y a en encore», a fait valoir Lise Ste-Marie.