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Martine Ouellet prête à nationaliser l’accès à internet

Agence QMI

JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

La députée Martine Ouellet, candidate à la succession de Pierre Karl Péladeau à la tête du Parti québécois, considère que le Québec accuse un retard dans le déploiement de l’accès rapide et illimité à internet.

Dans un communiqué de campagne, elle presse les fournisseurs à convenir d’un pacte social pour connecter tous les Québécois, sans quoi, elle se dit prête à nationaliser.

«Les entreprises de télécommunications bénéficieront d’un délai de 2 ans pour se conformer aux futures exigences du gouvernement. La nouvelle offre de service devra, au minimum, fournir une bande passante illimitée, une vitesse de 1 gigabit par seconde symétriquement, et ce, sur tout le territoire québécois», précise-t-elle.

Le même document avance aussi que les tarifs devront être uniformisés partout au Québec et que ceux-ci devront également être revus à la baisse. Le plan de Mme Ouellet suggère aussi d’imposer aux fournisseurs d’offrir des forfaits dits «allégués» pour les ménages qui doivent composer avec de faibles revenus.

«Il s’agit là d’une mesure visant à enrichir collectivement les Québécois. C’est un défi structurant qui contribuera à réduire les inégalités sociales tout en permettant un développement économique important et durable», a déclaré Martine Ouellet.

Les ajustements tarifaires pourraient se traduire, selon les estimations soumises, par une réduction de 500 à 1000 $ par année pour les télécommunications.

La députée de Vachon n’hésite pas à parler d’un «pacte social aussi important et nécessaire que celui qui a été réalisé par René Lévesque au moment de la nationalisation de l’électricité».

«L’accès à internet doit être considéré comme un droit, car il est devenu aujourd’hui un service essentiel. Ceux et celles qui n’ont pas accès au web se retrouvent désormais désavantagés dans la société. On peut même considérer qu’ils en sont exclus», a insisté Martine Ouellet.

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