/news/world

Les É.-U. menacés par les criminels, la drogue et les... tacos!

Agence France-Presse

Les réseaux sociaux se délectaient vendredi des propos d'un responsable de l'équipe de campagne de Donald Trump, qui a estimé que si les États-Unis n'agissaient pas davantage contre l'immigration, ils seraient envahis par les criminels, la drogue... et les tacos.

Ce populaire plat mexicain composé d'une tortilla remplie de viande, de légumes et de fromage est la dernière menace qui pèse sur les Américains si le candidat républicain n'est pas élu président le 8 novembre, avait estimé jeudi le cofondateur du mouvement «Latinos for Trump» sur la chaîne MSNBC.

«Ma culture est une culture très dominante. Elle s'impose et ça crée des problèmes», a assuré Marco Gutierrez. «Si on ne fait rien, il y aura des camions de tacos à chaque coin de rue».

Une déclaration qui faisait encore vendredi les choux gras des internautes.

«Un poulet dans chaque casserole, une voiture dans chaque garage et #descamionsdetacosàchaquecoinderue», a ironisé le comédien Orlando Jones sur Twitter.

«Et si c'est mal (d'avoir des camions de tacos, NDLR). Alors je ne veux pas être bien. #Imwithher», a tweeté un autre utilisateur, avec un slogan de la candidate démocrate Hillary Clinton, en publiant une image de tacos texans composés d'oeufs et de chorizo.

Discours virulent

Donald Trump a tenu mercredi soir un discours particulièrement virulent sur l'immigration, proposant d'expulser toute personne en situation irrégulière et assurant qu'aucune ne serait régularisée.

Mme Clinton propose à l'inverse de régulariser la plupart des immigrés clandestins, dénonçant chez son adversaire une «campagne de haine».

Ce n'est pas la première fois que les tacos sont au centre de la campagne présidentielle américaine.

Le 5 mai, date de la commémoration de la victoire du Mexique contre la France en 1862, Donald Trump avait tenté d'amadouer les électeurs hispaniques en publiant sur les réseaux sociaux une photo de lui-même mangeant un taco, avec pour légende «J'aime les Hispaniques!».

Trump est accusé d'attiser le sentiment anti-immigré pour avoir qualifié les Mexicains de violeurs et de criminels et promis de construire un mur entre les États-Unis et le Mexique

Dans la même catégorie