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«Des lâches comme ça, ça ne court pas les rues»

TVA Nouvelles

L’homme qui a tenté de tuer une quinquagénaire qui faisait son jogging dans un sentier du parc national du mont Saint-Bruno en Montérégie, vendredi, est toujours activement recherché. La police possède un outil de plus pour lui mettre la main au collet: le portrait-robot.

«Les policiers de Longueuil l’utilisent pour fermer l’entonnoir. Comme la victime s’est défendue et que l’agresseur portait des manches courtes, il est possible que les policiers aient pu recueillir de l’ADN [du suspect]. Avec le portrait-robot, on pourrait cibler des individus et aller chercher leur ADN» afin de voir s’il y a concordance, explique Jean-François Brochu, ancien sergent de la Sûreté du Québec.

«La victime a donné les informations au portraitiste alors qu’elle vivait un stress très intense. Elle se fait attaquer, elle est victime d’une tentative de meurtre. On doit se fier à sa mémoire, à ses souvenirs pour retransmettre sur papier une image du suspect», précise le policier à la retraite.

Prédateurs

Le portrait-robot est-il un outil fiable pour faire avancer l’enquête? «Des policiers ont vécu des expériences où la proximité entre la réalité et le portrait-robot était extraordinaire. Il y a aussi eu des cas où une fois l’individu arrêté, que la ou une des victimes était complètement dans le champ», soutient M. Brochu.

 

L’ancien sergent de la SQ fait le parallèle entre l’homicide de Jenique Dalcourt survenu en octobre 2015 près d’une piste cyclable à Longueuil pour lequel le meurtrier n’a toujours pas été épinglé et l’agression de la joggeuse. «Ce sont des circonstances similaires. [...] Des prédateurs, des lâches comme ça, ça ne court pas les rues. Il n’y en a heureusement pas beaucoup. Les policiers vont avoir à l’œil les endroits similaires» où il pourrait sévir.

L’agression sexuelle ne semble pas être le mobile du crime qui s’est déroulé au parc national du mont Saint-Bruno d’après les informations qui ont filtré ce weekend.

«Il faut se demander si elle a été ciblée directement, si quelqu’un voulait lui causer du tort directement ou par personne interposée ou s’il s’agit d’une victime au hasard? Il n’est pas impossible que l’agression sexuelle ait pu suivre, mais que madame [la joggeuse] a offert une bonne résistance», conclut Jean-François Brochu.

Agression sexuelle

L’agresseur aurait entre 45 et 52 ans, mesurerait entre 1,77 et 1,8 mètre (5’10’’ - 5’11’’) et pèserait entre 77 et 82 kilos (170 - 180 lb). Au moment des faits, il portait un chandail à manches courtes bleu, un pantalon de sport bleu foncé, des espadrilles et un sac noir à la taille.

Toute personne croyant reconnaître l’homme en question est priée de communiquer avec le Service de police de l'agglomération de Longueuil au (450) 463-7211. La police demande également à quiconque s’étant présenté au parc national du mont Saint-Bruno vendredi et ayant observé un individu au «comportement particulier» de communiquer avec elle.

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