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«C'était une sorte d’esclavagisme des temps modernes»

TVA Nouvelles

La Québécoise, Rachel Blais, assure avoir travaillé illégalement aux États-Unis pour l’agence de mannequins de Donald Trump au milieu des années 2000.

En entrevue à l’émission «Denis Lévesque», la jeune femme est revenue sur ce moment et la façon dont la compagnie du magnat de l’immobilier traitait les mannequins qui travaillaient pour elle.

«Depuis plusieurs années, je parle des pratiques du milieu de la mode, dans lequel on se retrouve dans un cycle de dettes (...) Nous avons vécu une sorte d’esclavagisme des temps modernes», a-t-elle expliqué.

«Dans toutes les villes, il y a une agence connue des mannequins. À New York, c’est Trump au niveau du manque de transparence financière. C’est la pire et c’est la raison pour laquelle je les ai quittés.»

Mme Blais a par la suite détaillé le processus de sélection des mannequins d’origine étrangère par Trump Model Management.

«Les agences internationales envoient les photos de mannequins aux agences new-yorkaises. Dans mon cas, l’agence qui était la plus intéressée par moi, c’était Trump. On commence les démarches, on signe un contrat, on se rend aux États-Unis. La majorité des filles qui débutent leur carrière se rend à New York en tant que touristes. On travaille souvent en temps que touriste.»

Le candidat républicain dans la course à la Maison-Blanche fustige depuis le début de sa campagne les immigrés de diverses origines et encore plus spécifiquement les immigrés illégaux aux États-Unis.

La mannequin a par ailleurs dit avoir fait très peu d’argent en travaillant pour l’agence de Donald Trump, expliquant que les payes étaient modestes alors que les frais de logement étaient exorbitants.

Voyez l’intégralité de l’entrevue de Rachel Blais dans la vidéo ci-dessus.

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