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Intégration réussie pour une famille syrienne

L’an dernier, une cinquantaine de réfugiés syriens ont tout laissé derrière eux pour retrouver un peu de sécurité en Mauricie. Huit mois plus tard, leur intégration est pratiquement complétée.

Avant leur départ, chaque journée était accompagnée d’une nouvelle crainte.

«Il y avait beaucoup de terrorisme dans notre village, il y avait des explosions et du kidnapping», raconte la mère de la famille Nayouf, Fairouz.

Cette famille syrienne a d’abord fui au Liban avant de se réfugier au Canada.

En seulement huit mois, tous les membres de la famille qui habite Trois-Rivières ont refait leur vie.

«Le plus difficile c’était la barrière de langue. On a appris rapidement le français pour les enfants. C’est important pour travailler», estime Fairouz.

Les parents ont maintenant leur propre voiture et étudient à l’UQTR.

Les enfants fréquentent l’école secondaire Des Pionniers. Leur adaptation est si impressionnante qu’on les a déjà invités à joindre les classes ordinaires.

«Je lis bien, parle bien, écrit bien. Les profs [sont] gentils et nous aident beaucoup. Toute la classe [sont] déjà mes amis», dit le jeune Samin.

Même leur chien Cooper a pu immigrer au Canada. L’animal apporte beaucoup de réconfort à Mariam qui hésitait à quitter son pays.

«Je ne voulais pas quitter sans lui... ce sont des amis du Liban qui se sont occupés de nous l’envoyer ici. Il a pris l’avion pour venir nous rejoindre», raconte-t-elle.

Son frère retrouve quant à lui ses repères sur le terrain.

«Le soccer, c’est ma passion, je vais jouer cette année pour l’équipe de mon école», s’enthousiasme Samin.

En Syrie, Fairuz pratiquait le métier de dentiste. Le père, Ghaith, était avocat et agriculteur. Ils tentent actuellement d’obtenir les équivalences nécessaires pour retourner sur le marché du travail. Ce serait pour eux la dernière étape d’une intégration parfaitement réussie.

- D’après un reportage de Jonathan Roberge

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