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Les États-Unis commémorent le traumatisme du 11 Septembre

Jennie Matthew avec Laurent Barthélémy | Agence France-Presse 

Les États-Unis marquent dimanche dans le recueillement le quinzième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, traumatisme encore présent dans tous les esprits.

À 8h46, l'heure précise du premier choc d'un avion détourné par Al-Qaïda contre une tour du World Trade Center quinze ans auparavant, la foule massée pour une cérémonie au mémorial des attentats à New York a observé une première minute de silence.

Les noms des quelques 3000 victimes ont ensuite commencé à être égrenés, en présence notamment d'Hillary Clinton et de Donald Trump, les deux candidats à la présidentielle américaine engagés dans une campagne électorale particulièrement acrimonieuse.

Hillary Clinton était sénatrice de New York au moment des attentats. Donald Trump est l'un des magnats de l'immobilier de Manhattan.

Au même moment, le président Barack Obama a observé une minute de silence dans l'intimité familiale à la Maison-Blanche, avant de se rendre au Pentagone pour une autre cérémonie.

Le 11 septembre 2001, 19 pirates de l'air d'Al-Qaïda avaient détourné quatre avions pour les précipiter sur les tours du World Trade Center à New York, sur le Pentagone près de Washington et dans la campagne de Pennsylvanie à Shanksville.

Ces attentats marquaient la première attaque étrangère sur le sol métropolitain des États-Unis depuis près de 200 ans. Les États-Unis répondraient en lançant une «guerre mondiale contre le terrorisme» qui fait rage encore aujourd'hui.

Quelque 75 000 personnes souffrent toujours aujourd'hui de troubles mentaux et physiques liés à ces attaques, dont de nombreux urgentistes ayant respiré des particules cancérigènes en tentant de sauver des vies.

À New York, le silence doit se faire au total six fois pendant la cérémonie à Ground Zero, pour rappeler le déroulement des attaques meurtrières: les deux impacts des avions sur les tours jumelles, les effondrements respectifs de celles-ci, et les impacts des avions au Pentagone et en Pennsylvanie.

Les cloches des lieux de culte de New York ont également sonné.

«Le 11 Septembre 2001 a touché chaque New-Yorkais, mais les terroristes n'ont pas gagné, parce que 15 ans plus tard nous sommes forts, et nous sommes unis», a écrit le maire de New York Bill de Blasio sur Twitter.

Au Pentagone, le président Barack Obama s'exprimera au côté notamment du secrétaire à la Défense Ashton Carter.

Samedi, dans son allocution hebdomadaire à la radio, le président américain a rappelé aux Américains que le monde entier regardait la façon dont les États-Unis réagissaient au terrorisme, et a mis en garde contre les réponses simplistes, dans une allusion à Donald Trump.

«C'est notre diversité, notre façon d'accueillir tous les talents, de traiter tout le monde de la même manière quelle que soit sa race, son sexe, ou sa religion, qui contribue à faire de notre pays un grand pays», a-t-il déclaré.

«Et si nous restons fidèles à ces valeurs, nous honorerons la mémoire de ceux que nous avons perdu et nous garderons notre pays libre et fort».

Le président américain n'en a pas moins promis que les États-Unis continueraient de «combattre sans relâche les organisations terroristes comme Al-Qaïda et le groupe État islamique».

«Nous les détruirons et nous continuerons à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger notre pays», a-t-il encore dit.

George W. Bush, le président des États-Unis au moment des attentats, a passé sa matinée de dimanche dans une église dans son État du Texas.

Il devait assister dans la soirée à un match de football américain entre les Dallas Cowboys et les New York Giants, participant à l'ouverture du match avec deux policiers qui étaient à Ground Zero le 11 septembre 2001.

L'anniversaire des attentats coïncide en effet cette année avec l'ouverture de la saison pour la Ligue nationale de football américain (NFL). Des messages de M. Bush et du président Obama ont été enregistrés pour être diffusés dans tous les stades à cette occasion.

Le 11 septembre 2001, 19 pirates de l'air d'Al-Qaïda avaient détourné quatre avions pour les précipiter sur les tours jumelles à New York, sur le Pentagone et dans la campagne de Pennsylvanie à Shanksville.

Ces attentats marquaient la première attaque étrangère sur le sol métropolitain des États-Unis depuis près de 200 ans. Les États-Unis répondraient en lançant une «guerre mondiale contre le terrorisme» qui fait rage encore aujourd'hui.

Quelque 75 000 personnes souffrent toujours aujourd'hui de troubles mentaux et physiques liés à ces attaques, dont de nombreux urgentistes ayant respiré des particules cancérigènes en tentant de sauver des vies.

A New York, le silence s'est fait au total six fois pendant la cérémonie à Ground Zero, pour rappeler le déroulement des attaques meurtrières: les deux impacts des avions sur les tours jumelles, les effondrements respectifs de celles-ci, et les impacts des avions au Pentagone et en Pennsylvanie.

Les cloches des lieux de culte de New York ont également sonné.

Les noms des quelques 3 000 victimes ont été rappelés pendant la cérémonie à Ground Zero.

«Le 11 Septembre 2001 a touché chaque New-Yorkais, mais les terroristes n'ont pas gagné, parce que 15 ans plus tard nous sommes forts, et nous sommes unis», a écrit le maire de New York Bill de Blasio sur Twitter.

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