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Alexandre Taillefer défend l’entente avec Uber

Agence QMI

Alexandre Taillefer, propriétaire de Téo Taxi, Taxi Hochelaga et Taxi Diamond, a défendu avec conviction l’entente conclue entre le gouvernement Couillard et Uber en la qualifiant lundi comme «l’une des plus équitables jamais mise en place».

«Il s’agit d’une excellente entente qui permettra enfin à l’industrie de lutter à armes égales avec le géant américain», a affirmé l’ancien Dragon dans une lettre publiée sur son compte Facebook.

Il a mentionné que «le Québec est la juridiction qui a obtenu le plus important tarif par course au monde» avec Uber. Selon lui, les 90 cents demandés à Uber par course équivaut à 10 500 par permis annuellement.

«Cette ponction est 3 fois plus importante par course qu’à Toronto, 9 fois plus importante qu’à Ottawa et 15 fois plus qu’à Edmonton !» a-t-il souligné.

Il croit qu’avec cette redevance, ainsi qu’en collectant les taxes de vente (la TPS et la TVQ), Uber offrira un tarif relativement semblable à ceux des taxis.

«Nous sommes convaincus qu’à tarif égal, de nombreux clients choisiront de revenir vers le taxi professionnel. Pour les convaincre, l’industrie doit se réinventer, s’améliorer, offrir une meilleure prestation, et démontrer qu’un professionnel peut livrer une prestation supérieure à un amateur», a-t-il affirmé sur Facebook.

Alexandre Taillefer a cependant noté que le gouvernement du Québec doit appliquer rétroactivement les mesures imposées à Uber, notamment concernant la collecte des taxes de vente.

«Certains opérateurs de taxi amateur ont agi dans la totale illégalité en toute connaissance de cause et au mépris de toutes les lois québécoises. Pour éviter qu’une telle approche devienne un modus operandi pour une entreprise désirant se développer au mépris des lois québécoises, le gouvernement québécois doit livrer un message fort et inflexible», a-t-il dit.

Le propriétaire de Téo Taxi, Taxi Hochelaga et Taxi Diamond avait demandé dimanche demande aux chauffeurs de taxi mécontent de cette entente avec Uber de ne pas utiliser des moyens de pression qui priveraient les Montréalais de service. Il avait menacé de sévir contre des chauffeurs qui poseraient des gestes illégaux.

L’accord conclu la semaine dernière entre le gouvernement Couillard et Uber porte sur un projet pilote encadrant le covoiturage urbain dans la province durant un an.

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