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Tony Clement veut durcir le ton contre les terroristes

Tony Clement

QMI AGENCY

Le candidat à la chefferie conservatrice, Tony Clement, a dévoilé lundi son plan pour la sécurité nationale dans lequel il souhaite davantage d’accusations, la création d’un organisme pour suivre tout don à des organisations terroristes, une liste publique des sympathisants terroristes et le recours à la prison au besoin.

«Je crois que le premier devoir de tout gouvernement est d’assurer la sécurité de ses citoyens», a déclaré d’entrée de jeu le député conservateur, dans une lettre ouverte où il livre son plan de lutte contre le terrorisme.

Au lendemain du 15e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, il explique que le Canada est toujours exposé aux risques et qu'un nouveau secrétariat contre le terrorisme est nécessaire pour mieux suivre l'évolution des risques et des menaces.

Sa proposition, une fois élu, est de faire en sorte que «les terroristes condamnés ne reçoivent pas leur citoyenneté canadienne», mais aussi de mettre de l’avant «des mesures supplémentaires pour que l’on puisse travailler avec les familles qui signalent des cas de radicalisation».

Il dit aussi vouloir travailler «avec les Canadiens musulmans modérés pour identifier et contrer l’idéologie religieuse politique qui alimente l’intégrisme islamiste», a appuyé M. Clement dans un point de presse, sur la colline du Parlement.

Son plan suggère également d’améliorer le financement des cellules de crises lors de situation urgente grâce à la mise sur pied d’une «police volontaire communautaire» contre les «catastrophes naturelles ou les menaces humaines». Un meilleur «filtrage des immigrants et des ressortissants étrangers» et le retour aux entretiens «face-à-face» pour ceux qui souhaitent immigrer au Canada. La double citoyenneté pourrait aussi être révoquée à ceux qui commettent des actes ou des infractions liées au terrorisme.

«Mon plan fera en sorte que ceux qui financent ou font la promotion du terrorisme quittent nos rues et qu’il y ait moins de recrues qui quitteront le Canada pour semer la terreur à la maison et à l’étranger», a encore avancé le candidat à la course conservatrice.

Selon Tony Clement, les mesures actuelles ne vont pas assez loin, il a cité à preuve le récent cas de Aaron Driver, un sympathisant du groupe armé États islamique tué par la police à Strathroy en Ontario le 10 août dernier. Ce jeune homme de 24 ans était connu des policiers et se trouvait sous une ordonnance de la cour en vertu de laquelle il faisait l’objet d’une surveillance, parce qu’il était soupçonné d’être une menace à la sécurité nationale.

Cet exemple a démontré les failles du système actuel qui ne permet pas d’imposer une surveillance 24 heures sur 24 contre ces personnes considérées comme menaçantes pour la sécurité. Pour Tony Clement, s’il n’est pas possible de bien surveiller ces personnes dans la société, alors mieux vaudrait les placer tout simplement en prison, a-t-il répondu aux journalistes.

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