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Mystérieux message à la mafia

Félix Séguin | TVA Nouvelles

Trois cafés liés au clan du défunt parrain Vito Rizzuto ont été visités par des incendiaires en moins d’une semaine. Un mystérieux message laissé dans une bouteille près de l’un d’eux laisse penser qu’on tente d’exterminer ce qui reste du clan sicilien.

Sans tambour ni trompette, dans l’ombre du retour Hells Angels au Québec, la mafia montréalaise semble en proie à de vives tensions.

Pour une troisième fois, deux établissements liés à la mafia ont été visés, mais, ce coup-ci, il semble qu’on se soit assuré de passer un message.

Dans la nuit du 9 septembre dernier, le Café Empire de la rue Jean-Talon E. a vu sa vitrine fracassée par un objet incendiaire.

Empire et Dilallo

Ce café était le lieu de rencontre du parrain intérimaire de la mafia montréalaise, Stefano Sollecito, emprisonné depuis novembre dernier après les opérations Magot et Mastiff, selon des sources policières.

La même nuit, des vandales auraient également visité le restaurant Dilallo situé à quelques mètres du café Empire.

Le restaurant qui sert des hamburgers est administré par Vito Salvaggio et a comme troisième actionnaire, une compagnie à numéro située au domicile de Léonardo Rizzuto, mais immatriculée au nom de la mère de celui qui a aussi été arrêté dans la rafle antimafia de novembre dernier.

«Les suspects se sont enfuis à pied à l’arrivée des premiers policiers, nous sommes toujours à leur recherche», a confirmé le SPVM

C’est dans une ruelle située non loin de là que la police aurait trouvé un message destiné au clan sicilien dont le leadership chancelant est remis en question. Le SPVM a refusé de confirmer qu’un tel message a été récupéré sur la scène.

Bellerose

Lundi dernier, au petit matin, un cocktail Molotov a été lancé contre la vitrine du café Bellerose situé dans le quartier Vimont à Laval.

L’engin incendiaire n’a fait que très peu de dommages à l’établissement, mais c’est ce qui s’est passé il y a six ans, au même endroit, qui soulève des questions.

En septembre 2010, l’homme de main de la famille Rizzuto, Enio Bruni tombait sous les balles de ses assassins alors que le parrain était encore incarcéré aux États-Unis.

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