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Ouellet accuse ses adversaires de vouloir l'évincer

Geneviève Lajoie

 - Agence QMI

L'aspirante chef Martine Ouellet accuse ses adversaires de vouloir l'évincer de la course au leadership.

La députée de Vachon en avait gros sur le coeur mercredi matin, à l'entrée du caucus du Parti québécois, qui se tient au Domaine Cataraqui à quelques kilomètres du Parlement.

«Ça va faire! J'ai deux collègues qui veulent vous faire croire qu'il y a une course à deux, alors qu'il n'en est rien! Il n'y a aucun indicateur crédible qui permet de croire qu'il y a un meneur dans cette course-là, bien au contraire», a-t-elle lancé.

Après s'être entretenue avec les journalistes, elle a même pris à partie le candidat Jean-François Lisée, qui arrivait sur les lieux. «Ce que je (lui) ai dit, c'est que ça suffisait, il n'y a pas de course à deux. Il fallait juste que je lui dise heille!», a-t-elle ironisé, en faisant référence à l'intervention musclée de son adversaire au débat de Sherbrooke.

Le député de Rosemont a assuré qu'il ne tentait pas de la chasser de la course à la chefferie. «Elle est encore là, elle est vivante, elle est forte, elle est une membre essentielle de la course», a-t-il réagi.

Cloutier dénature les propositions

M. Lisée reproche pour sa part à Alexandre Cloutier de dénaturer ses propositions. Le député de Lac-Saint-Jean l'accuse de proposer une charte des valeurs 3.0.

Jean-François Lisée a tenu à préciser sa position sur le port de signes religieux, qui serait interdit d'emblée chez les juges, les gardiens de prison et les policiers. Les fonctionnaires seraient incités à afficher la neutralité religieuse, mais sans contrainte.

Alexandre Cloutier a expliqué sa volte-face sur le port de signes religieux. S'il ne souhaite plus empêcher les enseignants de porter des croix chrétiennes ou des voiles islamiques, c'est pour ne pas que des gens perdent leur emploi.

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