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Se battre pour faire sa place

Halle Berry: handicapée par sa beauté

WENN

Halle Berry est aujourd’hui l’une des actrices les plus cotées à Hollywood, mais elle a dû se battre pour se faire une place, car à ses débuts, les réalisateurs la trouvaient trop belle pour un premier rôle.

«Je viens du monde des concours de beauté et du mannequinat, et dès que les gens ont entendu ça, j’ai été écartée comme actrice, a confié la star à W. Donc, j’ai dû essayer d’éliminer cette partie de ma personne. Et j’ai pris des rôles au début qui ne dépendaient pas de mon physique du tout, et c’était d’une certaine façon une bonne manière d’avoir une crédibilité dans l’industrie. »

L’un des premiers rôles de Hally Berry était dans le film de Spike Lee, Jungle Fever, sorti en 1991, dans lequel elle jouit une droguée, Vivian. Le réalisateur voulait à l’origine la caster comme la femme de Wesley Snipes, mais elle a insisté pour décrocher son personnage.

«J’ai assez lu cette partie, mais après j’ai dit à Spike: "Tu sais, j’ai vraiment des vues sur ce rôle de droguée, est-ce que tu peux s’il te plait me laisser faire un casting pour ça?", s’est-elle souvenue. Et il m’a dit: "Non, je ne te vois pas comme la droguée". J’ai dit: "Je suis la droguée. Vraiment, profondément, je suis la droguée". Et j’ai dit: "Laisse moi aller dans la salle de bain, enlever tout ce maquillage, tu verras la droguée". Donc, il m’a laissé faire ça, et je suis ressortie et j’ai pu lire la partie de la droguée, et j’ai eu le rôle de la droguée. C’était une super manière de commencer ma carrière, de jouer une droguée pour Spike Lee. C’était considérable pour moi. »

Halle Berry a toutefois dû se battre encore pour obtenir des rôles sérieux. En effet, elle a aussi bataillé pour obtenir son rôle dans À l’ombre de la haine, en 2001, qui lui a finalement valu un Oscar de la meilleure actrice. Le producteur, Lee Daniels, a révélé qu’il était «dégouté» à l’idée de la voir jouer la femme désespérée d’un condamné à mort.

«Il s’est dit: "Pas moyen", s’est-elle souvenue. Et mon argument, c’était: "Juste parce que quelqu’un a une certaine apparence, ça ne signifie qu’il ne peut pas avoir de problèmes. L’adversité ne fait pas de distinction". Je lui ai dit: "Mon physique ne m’a pas épargné une épreuve, ou un moment difficile, ou une situation douloureuse. Donc s’il te plait, tu sais, donne moi une chance". »

Lee Daniels et le réalisateur, Marc Forster, l’ont finalement écoutée, et Halle Berry a reconnu que le film avait «en quelque sorte changé le cap de (sa) carrière de plein de façons».

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