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Le propriétaire de Killer en appellera de la décision de l'euthanasier

Josée Cloutier | TVA Nouvelles

 - Agence QMI

Alexandre Beaudoin, le propriétaire du pitbull Killer, impliqué dans une attaque sauvage en juillet, à Cowansville, en appellera de la décision de la Cour supérieure d'euthanasier son chien.

Il demeure convaincu que son animal peut être réhabilité. «Je suis prêt à prendre des cours de dressage et même à le faire castrer comme on me l'a suggéré, a-t-il dit. Ce que je veux, c'est sauver la vie de mon chien.»

En dehors de la Cour, Alexandre Beaudoin a commenté publiquement pour la première fois l'attaque dans laquelle son chien Killer a été impliqué, attaque au cours de laquelle deux personnes ont été blessées et un chien tué.

«Chacun a 50 % de responsabilités dans cette affaire, a-t-il affirmé. Mon chien n'était pas attaché et l'autre chien non plus. Ce qui s'est passé c'est une attaque entre chiens et non une attaque d'un chien contre une personne. C'est malheureux que des gens aient été blessés, mais c'est parce qu'elles se sont interposées».

Même si la Cour a ordonné l'euthanasie de son chien en raison d'un risque de récidive élevé, Alexandre Beaudoin demeure convaincu que son chien ne mérite pas un tel sort «Si mon chien était vraiment dangereux, il se serait passé des choses bien avant cet été.»

Le directeur de la SPA des Cantons, Carl Girard, affirme pourtant être intervenu auprès du propriétaire bien avant que l'agression du mois de juillet se produise.

«Je suis allé le rencontrer au mois de février dernier parce que ses deux chiens avaient mordu un voisin, a expliqué M. Girard. J'ai aussi une autre procédure en cours pour l'autre pitbull qu'il a en sa possession et qui se serait montré agressif. Il recevra même une amende pour cela.»

Le directeur se montre d'ailleurs des plus irrité par cette saga qui s'étire. «Je travaille en prévention des morsures avec des pitbulls pour faire la démonstration que cela n'a rien à voir avec la race, a-t-il ajouté. Un chien qui ne fait pas d'exercices et qui a un mode de vie qui colle à celui de son propriétaire c'est cela que ça donne.»

Alexandre Beaudoin dispose maintenant de moins de 30 jours pour contester la décision du tribunal d'euthanasier son chien.

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