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Le juge rendra sa décision mardi

Yves Poirier | TVA Nouvelles 

Au terme d'une journée animée par un débat important sur l'avenir d'Uber au Québec au palais de justice de Montréal, le juge a annoncé qu'il rendra une décision mardi après-midi.

La demande d'injonction logée hier par le Front commun du taxi a été entendue vendredi matin. Le juge a écouté les arguments des deux partis. L'avocat de l'industrie du taxi Me Marc-Antoine Cloutier, ainsi que les avocats du gouvernement du Québec et d'Uber Canada ont pu s'exprimer.

Me Cloutier estime que le ministre des Transports Laurent Lessard a abusé de ses pouvoirs pour changer les règles de l'industrie.

«Le ministre a négocié trop tôt, soutient-il. On a permis à Uber d’opérer dans un système en parallèle, sans permis. Le gouvernement aurait dû d'abord vérifier si Uber était admissible aux permis d'intermédiaire, ce que la compagnie ne possède pas. D'ailleurs, il est incertain qu'Uber obtienne ce type de permis d'ici l'entrée en vigueur de l'entente de principe dans 20 jours. Le ministre a commis des fautes parce qu'il n'a pas consulté mes clients en plus de négocier avec des gens qui n'ont pas les qualifications nécessaires.»

Le porte-parole du Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi (CPCDIT), Guy Chevrette, a également réagi.

«L’une de nos chauffeuses s’est fait offrir 100 000 $ pour un permis qu’elle a payé 210 000 $. C’est épouvantable. Ces gens n’ont pas fini de payer leur permis. Leur maison est hypothéquée. Il faut que ça arrête.»

Pour sa part, l'avocat du gouvernement du Québec estime qu'il n'y a pas d'urgence pour la cour à agir dans ce dossier puisque le projet-pilote n'est pas encore en vigueur.

Il ajoute que l'industrie du taxi, qui a été consultée contrairement à ce qu'elle dit, a eu la chance de s'exprimer dans le cadre de la commission parlementaire, en mars dernier. Enfin, il estime que le préjudice est hypothétique face à un projet-pilote d'une durée d'un an.

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