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Utilisation des véhicules banalisés

L’Association des policiers provinciaux se prononce

Yves Poirier | TVA Nouvelles

Les policiers de la Sûreté du Québec viennent de recevoir le mot d'ordre de leur syndicat de relâcher l'accélérateur et de respecter les limites de vitesse.

TVA Nouvelles a appris qu’il s’agit d’une décision syndicale en réaction directe à l'accusation d'un agent de la Sûreté du Québec pour conduite dangereuse causant la mort.

TVA Nouvelles a obtenu le récent mot d'ordre de l’APPQ relativement à l'utilisation des véhicules semi-banalisés et semi-identifiés dans lequel on explique que les accidents impliquant ce type de véhicule sont «une problématique bien réelle».

Du coup, l’APPQ propose à ses membres de cesser d’utiliser «les véhicules semi-banalisés ou semi-identifiés aux fins d’activités de patrouille», apprend-on dans le mot d’ordre.

On suggère plutôt de les utiliser lors de «déplacements non opérationnels», notamment lorsqu’on assure la présence au palais de justice ou encore si on assiste à une formation.

En conclusion, le Conseil de direction de l’APPQ demande à ses membres affectés aux activités de patrouille de n’utiliser que des véhicules d’urgence identifiés et à faire leur travail avec toute la prudence nécessaire.

Un accident avait fait trois morts au Saguenay-Lac-Jean

Cette décision rassure le fils de l'une des victimes âgée de 80 ans de l'accident survenu à Dolbeau-Mistassini en juillet 2015.

«Ça va sauver des vies et éviter des problèmes aussi pour les policiers», croit-il.

Étienne Martel, qui réside depuis trois ans en Alberta, est convaincu que la vitesse à laquelle roulait le véhicule semi-banalisé qui a heurté la voiture de son père, est en cause.

«À la vitesse qu'il circulait, le temps de réaction était très très mince», précise M. Martel.

Selon lui, la Sûreté du Québec aurait dû interdire l'utilisation de ces autopatrouilles en situation d'urgence depuis longtemps.

Il ne conserve aucune rancoeur envers le policier impliqué dans l'accident et accusé de conduite dangereuse causant la mort.

«C'est un policier et il faisait son travail. Ce n'est pas comme s'il était entré dans une école avec une arme à feu et qu'il avait ouvert le feu. J'en veux plutôt à ses dirigeants qui lui ont donné l'autorisation d'intervenir sur un appel d'urgence avec une voiture fantôme et de faire de excès de vitesse en pleine ville», explique M. Martel encore ébranlé par la tragédie.

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