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«Pas nécessaire d’avoir tous les éléments pour arrêter un suspect»

TVA Nouvelles

L’homme de 46 ans qui aurait attaqué violemment une joggeuse au parc national du mont Saint-Bruno en Montérégie aura seulement eu deux semaines de liberté avant d’être épinglé. Le portrait-robot, les informations du public ou son ADN auraient eu raison de lui.

«Puisque sa victime s’est défendue solidement, il est fort possible qu’il y ait eu échange de matériel génétique qui a été recueilli par les enquêteurs. Et la diffusion du portrait-robot aura certainement permis de refermer l’entonnoir sur quelqu’un», explique Jean-François Brochu, ancien sergent de la Sûreté du Québec (SQ).

M. Brochu croit que les policiers ont dû recueillir l’ADN de leur suspect afin de procéder à des recoupements avec les preuves colligées sur la victime. L’homme aurait des antécédents en matière criminelle.

Parade d’identification

Le quadragénaire ressemble semble-t-il énormément au portrait-robot qui a été diffusé de lui. «Il est possible que l’on ait procédé à une parade d’identification. On a sorti neuf photos de personnes similaires, on les a présentées au témoin ou à la victime et on a demandé d’identifier son agresseur. Selon le pourcentage comme quoi elle était certaine que c’est lui, ça a pu mener à l’arrestation du suspect», précise le policier à la retraite.

Quelque 400 informations provenant des citoyens ont été transmises au SPAL en deux semaines.

«Ce genre de dossier a la réprobation du public. Une enquête est un casse-tête. Il y a en a de 100 et de 10 000 morceaux. Dans un casse-tête, il peut manquer un morceau, mais on est capable de voir l’entièreté du portrait. Il n’est pas nécessaire d’avoir tous les éléments dans une enquête pour procéder à une arrestation», soutient Jean-François Brochu.

Le suspect, qui pourrait être accusé de tentative de meurtre, comparaîtra cet après-midi au palais de justice de Longueuil.

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