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Les policiers ignoraient certains faits

Ghislain Morissette | TVA Nouvelles

Les avocats des quatre policiers impliqués dans l'arrestation musclée d'Alexis Vadeboncoeur en février 2013 ignoraient que le jeune homme avait été hospitalisé au lendemain de son arrestation, victime d'une crise d'épilepsie.

Le deuxième jour du procès s’est amorcé avec cette réaction d’étonnement des avocats de la défense. Ils ont laissé entendre qu'ils pourraient réclamer un arrêt des procédures parce que cette information ne leur avait pas été transmise, plus de trois ans après les événements.

Les avocats ont mentionné que ce très long délai pourrait avoir porté atteinte aux droits des policiers à une défense pleine et entière.

Le juge Steve Magnan a répondu qu'il est trop tôt pour qu'il se prononce à ce sujet.

Mardi, dans la salle d'audience, Alexis Vadeboncoeur a passé toute la deuxième journée du procès à la barre des témoins. Le jeune homme de 23 ans a notamment été contre interrogé par l'avocat de Marc-André Saint-Amant une grande partie de l'après-midi.

Il a forcé Vadeboncoeur à se contredire en opposant des passages des déclarations qu'il a faites aux policiers en 2013 à ce qu'il affirme aujourd'hui.

Par exemple, à une question de Me Normand Bibeau qui lui demandait s'il était vrai qu'il avait fait de la prison au Mexique, Alexis Vadeboncoeur a répondu que c'était faux. Puis, lorsque l'avocat lui a fait lire une déclaration où il avait affirmé avoir été incarcéré au Mexique, le jeune a expliqué qu'il avait mal compris la question, qu'effectivement il avait été arrêté au Mexique, mais qu'il n'a pas été condamné.

En matinée, c'est l'avocate de la policière Barbara Provencher, Me Roxanne Hamelin, qui a poursuivi le contre-interrogatoire amorcé la veille. Elle est revenue sur les événements du 2 février 2013, le soir où il a été arrêté après avoir commis un vol dans une pharmacie.

L'avocate a elle aussi fait ressortir certaines contradictions entre les déclarations du jeune homme.

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