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L'économie mondiale subit un léger ralentissement

Agence France-Presse

L'OCDE a revu à la baisse mercredi pour la troisième fois de l'année ses prévisions pour la croissance mondiale en 2016 et 2017, en les rabotant de 0,1 point de pourcentage, en raison de la faiblesse du commerce mondial et notamment du Brexit.

«L'économie mondiale est toujours piégée dans une croissance molle avec des déceptions (...) qui pèsent sur la croissance des exportations et qui alimentent la faiblesse du commerce, des investissements, de la productivité et des salaires», explique l'institution financière dans ses prévisions actualisées.

Face à ce contexte international morose, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a encore abaissé ses prévisions. Elle s'attend désormais à ce que la croissance mondiale passe sous la barre des 3% cette année, à 2,9%, soit 0,1 point de moins qu'attendu en juin et 0,4 point de moins qu'en début d'année.

Même scénario pour l'année prochaine : la croissance mondiale devrait à peine rebondir à 3,2%, soit 0,1 point de moins que lors des prévisions précédentes de juin.

Le panorama ne devrait pas s'améliorer par la suite: «le ralentissement de la croissance du commerce va déprimer la croissance de la productivité dans les prochaines années», assure l'institution financière internationale.

Deux pays sont particulièrement sanctionnés: les États-Unis cette année et le Royaume-Uni l'an prochain.

La croissance américaine est amputée de 0,4 point en 2016 et ne devrait atteindre que 1,4%, contre 1,8% prévu en juin. «Elle a ralenti en 2016, malgré une consommation solide et l'augmentation de l'emploi, en raison d'un faible investissement», assure l'OCDE qui attendait en début d'année une croissance de 2%.

En revanche, pour 2017, elle s'attend à un rebond de 2,1% de l'économie américaine, soit 0,1 point de moins qu'en juin.

Le phénomène est inverse pour le Royaume-Uni. Si la croissance devrait être meilleure que prévu cette année, à 1,8%, soit 0,1 point de mieux que lors des prévisions de juin, elle devrait être amputée de moitié l'an prochain à 1%, contre 2%, en raison du Brexit.

«En 2016, le PIB britannique a été soutenu par une forte performance avant le référendum», reconnaît l'OCDE, qui s'attend toutefois à ce que «l'incertitude» créée par le vote ramène la Grande-Bretagne à des taux de croissance «largement inférieurs à ceux de ces dernières années».