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Décote de Bombardier: le Bloc déplore l’inaction d’Ottawa

Devant la décote de Bombardier par la firme de notation de crédit Standard and Poor’s, le Bloc québécois urge le gouvernement Trudeau «de débloquer immédiatement une aide financière» pour l’entreprise montréalaise.

Vendredi, Standard and Poor’s a annoncé qu’elle abaissait la cote de crédit de Bombardier de «B» à «B –» en raison de «la faiblesse prolongée de ses débouchés et des retards futurs de son programme de la CSeries».

«Les craintes que nous avions se réalisent, a déploré samedi le chef intérimaire du Bloc, Rhéal Fortin. L’inaction du fédéral est en train de conduire Bombardier dans une spirale vers le bas. En n’aidant pas Bombardier, le gouvernement force l’entreprise à se tourner vers les banques pour obtenir les liquidités dont elle a besoin rapidement, et là Standard and Poor’s passe le message aux banques de ne pas prêter à Bombardier! Il serait à peu près temps que les libéraux réalisent que leur inaction a des conséquences graves.»

Standard and Poor’s a toutefois expliqué vendredi qu’elle considérait que les liquidités actuelles de la compagnie sont suffisantes pour faire face à ses engagements financiers tout au long de 2017 et qu’elle haussait ainsi la perspective sur Bombardier de «négative» à «stable». Standard and Poor’s n’a pas écarté cependant la possibilité d’abaisser l’évaluation qu’elle fait «si les liquidités de Bombardier faiblissent davantage que prévu, en raison, soit d’une sous-performance d’exploitation, soit de la faiblesse de ses différents marchés».

Bombardier, qui a déjà obtenu un appui de 1 milliard $ US de la part du gouvernement québécois, négocie depuis plusieurs mois avec le fédéral pour que ce dernier l’aide dans la même mesure.

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