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«Il y aura un choix entre l’ouverture et le repli» - Alexandre Cloutier

Charles Lecavalier | Agence QMI

Les militants du Parti québécois devront faire un choix entre l’ouverture et le repli identitaire, croit Alexandre Cloutier.

«Il y a un autre choix, celui de l’ouverture. On doit être fidèle à nos racines. Nous sommes des humanistes», a lancé M. Cloutier dimanche lors du dernier débat officiel de la campagne à la direction du PQ, qui avait lieu à Montréal.

Il a dénoncé la position de «repli» de Jean-François Lisée. «La dernière chose que le mouvement souverainiste a besoin, c’est une ligne de fracture sur des enjeux aussi difficiles», a-t-il déploré. Il a aussi affirmé que le PQ doit «s’inspirer des Kotto, des Godin», de ceux qui «ont fait preuve d’ouverture face à la diversité».

M. Lisée n’a pas directement affronté le candidat Cloutier sur le thème de la laïcité. Il a plutôt annoncé qu’il appuierait l’adoption du projet de loi sur la neutralité religieuse du gouvernement Couillard, qui affirme que les services publics doivent être donnés et reçus à visage découvert. «Adoptons-le, ne soyons pas chicaniers», a-t-il lancé. Même s’il la proposition législative ne va pas assez loin, il s’agit déjà d’une «avancée», reconnaît-il.

M. Lisée n’a toutefois pas évité le sujet de l’immigration. «Je suis le seul des candidats à avoir le cran de dire que 50 000 immigrants c’est le chiffre de l’échec. Il faut en accueillir moins», a-t-il lancé. Il se défend d’avoir une position controversée sur cette question. Comme chef, il laisserait au Vérificateur général le soin d’établir la capacité d’accueil du Québec.

Alexandre Cloutier n’a pas complètement abandonné le terrain identitaire. Il a annoncé une «formation» étatique pour les imams du Québec et craint le financement de pays étrangers dans ce secteur.

Ouellet tire à boulets rouges sur Cloutier

Le thème de la langue a provoqué des flammèches lors d’escarmouches entre Alexandre Cloutier et Martine Ouellet. Cette dernière promet de ramener l’affichage public uniquement en français, quitte à utiliser la clause nonobstant. Elle a demandé à M. Cloutier s’il comptait en faire de même.

Son rival s’est fait huer par la foule de militants lorsqu’il a rétorqué que c’était impossible, puisqu’il fallait «respecter le cadre légal».

Mme Ouellet s’est attaquée au leadership de M. Cloutier, adepte du «flou mou», ainsi qu’aux nombreux changements de position de Jean-François Lisée.

Le quatrième candidat, Paul St-Pierre Plamondon demande aussi un retour aux valeurs humanistes du parti.

La course à la direction du Parti québécois s’est corsée cette semaine avec la publication d’un sondage qui place Jean-François Lisée et Alexandre Cloutier au coude-à-coude.

Cette situation n’a pas échappé au président du Parti québécois Raymond Archambault, qui a fait un appel à l’unité au terme d’une course qui aura «atteint un tel niveau d’intensité» qu’il a publiquement tenu à formuler un voeu.

«Mon souhait le plus profond, c’est que nous traversions ensemble la frontière du 7 octobre. Nous avons besoin de chacun de nous», a-t-il lancé en marge du débat.

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