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La décision sur la demande d'injonction rendue mardi

Camille Gaïor | Agence QMI

La Cour supérieure donnera mardi sa décision sur la demande d'injonction déposée par l'industrie du taxi afin de forcer Uber à cesser ses activités.

«On demande une solution qui fait du gros bon sens, car actuellement, la situation ne fait plus de sens», a lancé l’avocat du Front commun des taxis, Me Marc-Antoine Cloutier devant le juge de la Cour supérieure Michel Yergeau, lundi midi.

Mercredi dernier, après un premier refus en Cour supérieure contre l’entente entre Uber et Québec, le Front commun des taxis déposait une requête en injonction provisoire contre Uber afin qu’elle suspende ses activités.

La requête qui n'avait pu être entendue jeudi, faute de juge disponible, avait été reportée à ce lundi.

Ainsi, durant une bonne partie de la journée, le juge Yergeau a écouté les deux parties avancer leurs arguments.

Le Front commun des taxis a réitéré qu’Uber opérait dans l’illégalité en plus de causer d’importants préjudices aux chauffeurs de taxi.

«Certains refinancent leur maison, demandent des facilités de crédit, se font saisir leur maison», a dit Me Cloutier pour illustrer l’urgence de la situation.

Pas d’urgence, dit Uber

Uber s’est plutôt appuyé sur la décision du juge Déziel, de la semaine dernière, qui avait estimé le recours en injonction prématuré, le projet pilote n’ayant pas encore commencé, recommandant un débat de fond, en janvier.

«Je pense qu'on [les taxis] vous représente une demande analogue, si elle n'est pas identique [...] la Cour supérieure a déjà décidé que le débat devait aller au mérite», a fait valoir Me François Giroux, avocat d'Uber au juge.

Selon Me Giroux, il n'y a pas d'urgence sachant que «la volonté politique est d'encadrer Uber», l'entente ayant été signée au début du mois.

Difficile pour les taxis

Si le juge Yergeau s'était engagé à rendre sa décision lundi, en après-midi, il l'a plutôt reportée à mardi.

Durant l’audience, il a tout de même reconnu le préjudice subi par les taxis.

«Le dossier présenté illustre une situation qui est difficile pour les chauffeurs de taxi, à la limite de l'insoutenable», a-t-il reconnu, spécifiant que leur empressement ne signifie pas pour autant que leur demande est urgente, un des critères d'une injonction.

Une vingtaine de chauffeurs et propriétaires de taxi en ont profité pour assister à l'audience, alors que d’autres étaient rassemblés devant l'entrée du palais de justice.

Les représentants du Front commun des taxis se sont contentés de réitérer leur confiance à la justice, sans commenter la journée. De son côté, Uber n’a pas non plus souhaité s’exprimer.

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