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Un entrepreneur lance un produit à l’abri des accidents

L’igloo qui ne s’écrase jamais

Argent

Écrasé sous une lourde neige mouillée alors qu’il venait de terminer son igloo, Éric Villiard n’a jamais oublié ce moment. Trente-cinq ans plus tard, il a conçu une structure rigide en forme d’igloo qui permet de supporter le poids lourd de la neige et jouer en toute sécurité.

C’est son père, à l’époque, qui est venu secourir le garçonnet de dix ans enseveli. Il ne pouvait plus bouger. Lui-même père de deux jeunes enfants, Éric Villiard a la phobie de la neige qui s’écrase, et il s’est dit qu’il toucherait une corde sensible en mettant son Playsnow sur le marché. «Tous les parents se souviennent des forts et des tunnels qu’ils ont construits, enfants, et du danger auquel ils s’exposaient.»

Il a donc conçu cette structure en plastique rigide en forme d’igloo qui mesure 5 pieds de diamètre par 4 pieds de haut. Elle peut soutenir jusqu’à 1000 livres de pression, donc de la neige et bien des enfants. Son idée en tête, Éric Villiard a fait fabriquer un prototype par des designers industriels. Il a trouvé un fabricant : les industries Rondi, de Montréal.

Le Playsnow arrive comme un véritable igloo : en pièces détachées. Il s’assemble avec 17 panneaux.

En vente sur le web

Avant d’être entrepreneur, Éric Villiard a été un athlète de haut niveau (membre de l’équipe canadienne de ski alpin de 1989 à 1997). Retraité des pentes, il a fait son cours d’administration, puis travaillé dans la vente chez plusieurs détaillants de sport.

Lorsqu’il s’est lancé en affaires il y a deux ans, il a utilisé Kickstarter pour obtenir un coup de main. La plate-forme de financement lui a permis d’amasser des fonds pour le marketing et la mise en marché du Playsnow. Cinquante unités, à 179$ chacune, sont en vente sur le site, et seront livrées le 15 décembre. Son produit en main, Éric Villiard ira cogner aux portes des grands détaillants, en vue d’une percée pour la saison 2017-2018. Le prix suggéré sera plus élevé : 299$.

L’igloo de plastique va-t-il convaincre la génération branchée sur ses écrans d’aller jouer dehors? «C’est mon but!», dit l’entrepreneur. Et l’autre but, c’est que cette génération soit la première à ne pas craindre que le toit de leur igloo ne leur tombe sur la tête.