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Les hommes devraient d'attendre 6 mois avant de procréer

Agence France-Presse

Les autorités sanitaires américaines ont étendu vendredi de deux à au moins six mois la période durant laquelle les hommes devraient attendre avant de tenter de procréer s'ils ont été potentiellement exposés au virus Zika.

Il s'agit des hommes vivant ou ayant voyagé dans des régions où la transmission du Zika est active ou qui ont eu des relations sexuelles non protégées avec une personne ayant présenté un risque d'infection, indiquent les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Ces recommandations s'appliquent qu'ils aient eu ou pas des symptômes de l'infection, qui dans la plupart des cas passe inaperçue, précisent-ils dans un communiqué.

«Ils doivent également, durant cette période, utiliser des préservatifs pour éviter de contaminer leur partenaire pendant des rapports sexuels», ajoutent les CDC.

Cette révision intervient après que les autorités sanitaires italiennes eurent indiqué en août que le Zika pouvait persister dans le sperme jusqu'à six mois après l'infection, en se basant sur le cas d'un homme infecté par le virus en Haïti.

Les femmes souhaitant avoir un enfant et qui ont été infectées par le Zika devraient attendre au moins huit semaines après l'apparition des symptômes avant d'essayer de concevoir, recommandent les CDC.

Au 26 septembre, la transmission du Zika était active dans 59 pays et territoires sous administration américaine comme Porto Rico, ont dit les CDC.

Jeudi, ils avaient conseillé aux femmes enceintes d'éviter ou de reporter de voyager dans onze pays du sud-est asiatique en raison d'un risque potentiel d'infection par le Zika.

Il s'agit de la Birmanie, du Cambodge, du Timor oriental, de l'Indonésie, du Laos, du Brunei, de la Malaisie, des Maldives, des Philippines, de la Thaïlande et du Vietnam.

Le Zika est endémique dans certains de ces pays où la grande majorité de la population est probablement immunisée, mais des voyageurs pourraient ne pas l'être et devenir infectés, ont expliqué les autorités sanitaires.

Ce virus accroît le risque de malformations congénitales irréversibles du foetus, dont notamment la microcéphalie, une boite crânienne et un cerveau insuffisamment développés.

Selon les derniers chiffres publiés vendredi par le ministère américain de la Santé, on dénombrait plus de 25 600 cas de Zika au 28 septembre aux États-Unis et dans ses territoires, dont 3625 cas dans la partie continentale du pays.

Plus de 2200 femmes enceintes avaient eu des symptômes d'une infection par le Zika au 22 septembre.

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