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Les vétérans qui ont un choc post-traumatique «ne sont pas assez forts»

TVA Nouvelles

Le candidat républicain à la présidentielle américaine Donald Trump a soulevé l’ire des vétérans en affirmant que «ceux qui souffrent du syndrome post-traumatique ne sont pas assez forts», comme le rapporte CNN.

«Quand les militaires reviennent du combat, comme plusieurs d’entre vous l’ont vécu vous êtes forts mentalement, mais certains ne peuvent le supporter. Ils voient l’horreur, des événements que vous ne pouvez voir dans les films. Personne ne peut croire cela», a-t-il affirmé en Virginie devant une salle de vétérans médusés par cette affirmation. 

L’équipe de campagne de M. Trump a rapidement défendu le candidat en accusant les médias d’être «des propagandistes de l’équipe de Mme Clinton», a dit le lieutenant général Michael Flynn.

Il n’en fallait pas plus aux internautes pour dénoncer les propos de Donald Trump.

«Mon mari a servi l’Amérique honorablement. Il avait le syndrome post-traumatique. Trump est allé trop loin pour moi et ma famille», écrit Melissa Bird sur Twitter.

«Il vient d’insulter les vétérans des États-Unis d’Amérique et ceux qui ont le syndrome post-traumatique. Il ne peut s’empêcher de faire des déclarations irréfléchies quotidiennement», écrit l’artiste Nuff$said sur Twitter.

Selon une étude du département des Anciens combattants américain, sept ou huit militaires sur 100 devront vivre avec le syndrome post-traumatique au cours de leur vie. Le département a d’ailleurs affirmé que ce syndrome peut toucher n’importe quel militaire. «Ce n’est pas un signe de faiblesse», a dit un porte-parole. 

Biden cinglant

Le vice-président américain Joe Biden a été catégorique après avoir entendu les propos de Donald Trump sur les militaires vivant avec un choc post-traumatique.

«Il est complètement dans le déni. Il est mal informé», a lancé Biden dans un rassemblement pro-Clinton en Floride.

M. Biden a raconté  l’histoire de son fils «Beau» Biden qui a servi en Irak et qui est décédé d’un cancer du cerveau à l’âge de 46 ans.

«Chacun de ses combattants laisse une famille derrière. Ils le font pour NOUS», a-t-il rappelé.   

Il a d’ailleurs précisé qu’un de ses mandats est de faire une mise à jour quotidienne avec le département de la Défense sur la santé des troupes en Irak et en Afghanistan.

 

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