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Natasha St-Pier s’engage pour lutter contre les malformations cardiaques

MARIE-CLAUDE FOREST/AGENCE QMI

Depuis la naissance de son fils Bixente, Natasha St-Pier est devenue la marraine de l'association pour les familles d’enfants atteints de cardiopathie, Petit Cœur de Beurre. Elle raconte comment est né son engagement. «J’ai rencontré le professeur Damien Bonnet à l’hôpital Necker, qui est le président de l’ARCFA (ndlr : Association pour la recherche en cardiologie du fœtus à l’adulte), explique-t-elle à Paris Match. Il m’a parlé de Petit Cœur de Beurre dont le but est d’améliorer la qualité de vie de ces enfants quand ils sont à l’hôpital, mais aussi de leurs parents, pour tous les petits détails auxquels on ne pense pas, mais qui sont importants. »

Pour la chanteuse, le système médical ne fait pas assez d'efforts pour diagnostiquer et éradiquer les malformations cardiaques. «Il y a une statistique atroce : un enfant sur 100 nait avec une cardiopathie. C’est énorme, a-t-elle rappelé. Pour donner un exemple, il y a beaucoup plus de personnes atteintes d’une maladie cardiaque que de la mucoviscidose. Mais la cardiopathie, dans la plupart des cas, est curable – et c’est tant mieux – le problème, c’est qu’il n’y a pas assez d’argent pour la recherche. C’est horrible à dire, mais il n’y a pas assez de morts, donc pas assez de dons.»

Diagnostiqué au cinquième mois de grossesse avec une tétralogie de Fallot, une malformation cardiaque opérable, son petit Bixente a dû subir une opération à cœur ouvert seulement quatre mois après sa naissance. « La veille de l’opération, on est arrivés à l’hôpital Necker avec mon mari et je suis restée seule avec Bixente pour la nuit. Mon mari est reparti avec toutes ses affaires, sa poussette, ses vêtements, s'est-elle souvenue. C’est cette nuit-là qui a été pour moi la plus délicate. Parce que c’était peut-être la dernière avec mon bébé. Parce que l’opération comporte des risques.»

Après une opération de «quatre heures», la chanteuse a été invitée à regagner son domicile, attendant patiemment «le coup de fil de la secrétaire du chirurgien». Finalement, tout s'est bien terminé. «Le chirurgien nous a expliqué que tout s’était bien passé et j’ai pu aller voir mon fils, en réanimation, a poursuivi Natasha St-Pier. Il était plongé dans un coma artificiel, pendant 12 heures, pour ne pas sentir la douleur. Bixente est un petit bonhomme très fort et il s’est remis rapidement. On a eu de la chance.»

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