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Le prochain chef du PQ n'échappera pas au spectre référendaire

Geneviève Lajoie

 - Agence QMI

PHOTO PIERRE-YVES CHARBONNEAU-VALADE/AGENCE QMI

Libéraux et caquistes utiliseront le spectre référendaire lors de la prochaine campagne électorale, peu importe qui sera le chef du Parti québécois.

Pour le ministre Jean-Marc Fournier, tous les prétendants au trône péquiste sont «équivalents». Jean-François Lisée, Alexandre Cloutier, Martine Ouellet ou Paul Saint-Pierre Plamondon, c'est du pareil au même à ses yeux.

«Ils ont fait toute la campagne [sur le thème de la souveraineté], alors tout ce qu'ils peuvent dire, à quel moment il y aura un moment fatidique, moi je sais qu'à tous les jours ils vont travailler pour séparer le Québec du reste du Canada. Ils vont être déconnectés de l'ensemble des Québécois, ils ne vont pas travailler à réunir les Québécois», croit fermement le leader du gouvernement.

La perspective de voir le député de Rosemont remporter la course, lui qui s'est engagé à ne pas tenir de référendum dans le premier mandat d'un gouvernement péquiste, ne change rien à la stratégie libérale en vue des prochaines élections.

«On va demander aux Québécois: “l'avenir du Québec passe-t-il par la division des Québécois entre eux, par la séparation du Québec du reste du Canada, ou passe-t-il par la quête d'une prospérité meilleure pour le Québec, pour donner aux citoyens plus de choix, plus de liberté et d'avoir une société plus égalitaire?”, insiste le ministre Fournier. C'est la ligne de fracture entre nos deux partis.»

Le chef caquiste François Legault estime pour sa part que la prochaine campagne électorale sera le théâtre d'une bataille entre la CAQ et le Parti libéral. Selon lui, tous les candidats à la chefferie du PQ veulent préparer un référendum, Jean-François Lisée inclus.

«Je pense que les Québécois, actuellement là, veulent de bonne foi qu'on négocie avec le gouvernement fédéral, veulent qu'on travaille sur l'économie, qu'on travaille sur l'éducation, ne veulent pas qu'on travaille à préparer un référendum ni pour 2018 ni pour 2022», insiste M. Legault.

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