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Les républicains «écoeurés» par les paroles de Trump

Paul Ryan, le président républicain de la Chambre des représentants des États-Unis, a vivement condamné les propos de Donald Trump sur les femmes datant de 2005 et divulgués vendredi.

Se disant «écoeuré» par les paroles du candidat à la Maison-Blanche, Paul Ryan a annoncé l'annulation de la participation de Donald Trump à un événement politique dans son État du Wisconsin qui devait avoir lieu samedi et auquel Paul Ryan participera.

«Je suis écoeuré par ce que j'ai entendu aujourd'hui», déclare dans un communiqué l'homme fort du Congrès. «Les femmes doivent être défendues et admirées, pas traitées comme des objets. J'espère que M. Trump traitera cette situation avec le sérieux qu'elle mérite et s'efforcera de démontrer au pays qu'il a plus de respect pour les femmes que cette vidéo ne le suggère».

«En attendant, il ne participera plus à l'événement de demain dans le Wisconsin», ajoute Paul Ryan.

Le ton cinglant du communiqué illustre le malaise immédiat suscité chez les républicains par le publication par le Washington Post, quelques heures plus tôt, d'une vidéo datant de 2005 dans laquelle l'homme d'affaires est enregistré à son insu discutant de femmes avec un présentateur avant une émission.

Paul Ryan n'est pas le seul républicain à avoir condamné le candidat à la Maison-Blanche. Le président du parti, Reince Priebus, a également témoigné de sa consternation, de même que plusieurs élus républicains.

«Faire des avances à une femme mariée et cautionner l’agression. C’est tellement dégradant pour nos épouses et nos filles», a écrit Mitt Romney, candidat à la présidentielle américaine en 2012.

«Comme grand-père de deux filles précieuses, il n’y a pas d’excuse pour sanctionner les commentaires dégradants sur les femmes», dit l'ancien candidat à l'investiture Jeb Bush.

Le président du comité national du Parti républicain  Reince Prebus a écrit : «Aucune femme ne devrait être décrite dans ces termes».

Un sénateur républicain de l’Illinois a demandé au Parti républicain d’engager une nouvelle course pour remplacer Trump. «Donald Trump devrait abandonner la course immédiatement», a écrit Mike Kirk.

 

 

Pence muet

Le colistier de Donald Trump et gouverneur de l’Indiana Mike Pence a esquivé les questions des journalistes après un rassemblement en Ohio.

«Comment pouvez-vous ignorer la question», lui demande un journaliste d’ABC.  Le politicien a poursuivi sa route en serrant des mains tout sourire.

À deux jours d'un débat crucial contre Hillary Clinton, Donald Trump a été forcé de présenter vendredi des excuses après la découverte de propos vieux de 11 ans mais particulièrement dégradants sur les femmes, et condamnés par des ténors républicains.

«Quand on est une star, elles nous laissent faire. On fait tout ce qu'on veut», y affirme Donald Trump. Un pouvoir qui inclut la possibilité d'«attraper» les femmes par le sexe, dit-il en employant un terme beaucoup plus cru

À l'époque, il n'est qu'un homme d'affaires et vedette de télévision à la réputation de coureur de jupons. Il vient d'épouser sa troisième femme, Melania Knauss.

La vidéo a été obtenue et diffusée par le Washington Post et date de 2005. Son authenticité n'a pas été contestée par Donald Trump, qui a présenté immédiatement ses excuses.

«C'était des plaisanteries de vestiaire, une conversation privée il y a des années. Bill Clinton m'a dit des choses bien pires sur des terrains de golf, sans comparaison. Je m'excuse auprès de tous ceux qui sont blessés", a déclaré le candidat.

Dans la vidéo, le magnat raconte aussi à son acolyte une tentative infructueuse de séduire une femme non nommée.

«J'ai essayé mais j'ai échoué, je l'admets», dit Donald Trump. «J'ai essayé de me la faire, elle était mariée», ajoute-t-il, en employant un mot vulgaire pour l'acte sexuel.

La conversation continue, puis les deux hommes semblent apercevoir une actrice qui les attend à l'extérieur. «Il faut que je prenne des Tic-Tac au cas où je l'embrasse», dit Donald Trump. «Je suis automatiquement attiré par les belles... je les embrasse tout de suite, comme un aimant. Je les embrasse, je n'attends même pas».

«On n'est pas en train d'élire un catéchiste», a défendu l'ex-directeur de campagne de Donald Trump, Corey Lewandowski.

Donald Trump devait participer à un rassemblement républicain samedi après-midi dans l'État de Paul Ryan, le Wisconsin. La relation entre les deux hommes a toujours été fraîche, Paul Ryan ayant attendu juin pour soutenir officiellement le vainqueur des primaires présidentielles.

«Mike Pence me représentera demain dans le Wisconsin. Je passerai la journée à New York pour préparer le débat», a rapidement réagi Donald Trump dans un communiqué.

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